Conformément à l’article 10 du Code électoral de la Fif, informe un communiqué de la Commission électorale de la Fif, la campagne débutera mardi 1er septembre 2026 à minuit et prendra fin jeudi 10 septembre à minuit. Dix jours durant lesquels les candidats et leurs états-majors partiront à la rencontre des acteurs du football, des amateurs du ballon rond et, surtout, des membres du collège électoral.
Cette période sera consacrée à la présentation des différents projets pour le développement du football ivoirien au cours des quatre prochaines années. Pour la Commission électorale dirigée par Me Kouamé Bi Iritié, il s’agit d’une étape déterminante du processus, puisqu’elle doit permettre aux électeurs de disposer de toutes les informations nécessaires avant de faire leur choix le 12 septembre. Pour le fauteuil présidentiel, le suspense semble limité. Yacine Idriss Diallo, président sortant de la Fif, est le seul candidat retenu pour briguer un second mandat consécutif à la tête de l’instance fédérale.
L’attention devrait davantage se porter sur la composition du prochain Comité exécutif, véritable enjeu de ce scrutin fédéral. Vingt-cinq (25) sièges sont à pourvoir au sein du Comité exécutif. Plusieurs personnalités connues du paysage sportif, administratif et médiatique ivoirien figurent parmi les prétendants. C’est notamment le cas de Malick Tohé, Salif Bictogo, Abou Sié Ouattara, directeur général des Impôts, ou encore de la journaliste sportive Anne-Marie N’Guessan. Au-delà des personnalités en présence, la composition du futur Comité exécutif donnera une indication sur les équilibres et les rapports de force qui pourraient accompagner le prochain mandat à la tête de la Fif.
Face aux passions que suscite le football en Côte d’Ivoire, la Commission électorale entend encadrer strictement la campagne et prévenir tout débordement. Elle appelle ainsi les candidats et leurs équipes à mener leurs activités « dans un esprit pacifique et dans le strict respect des règles prescrites par le Code électoral, des autres candidats et des électeurs ». La Commission insiste également sur la nécessité de faire preuve de mesure et de courtoisie dans les prises de parole publiques. Les candidats bénéficieront, par ailleurs, d’un égal accès aux organes de presse et aux plateformes de la Fif. Ils pourront organiser des réunions et manifestations électorales, apposer des affiches et utiliser des circulaires ainsi que différents supports de propagande, dans le respect du cadre réglementaire établi.
La Commission électorale rappelle toutefois que certaines pratiques sont strictement interdites. Il s’agit notamment de l’utilisation des moyens de la Fif, tels que les véhicules de l’institution, à des fins de propagande électorale, ainsi que de toute opération de propagande en dehors de la période officielle de campagne. La réglementation encadre également les activités le jour du scrutin. Toute réunion ou propagande électorale en dehors du temps de parole accordé à chaque candidat par la Commission électorale sera proscrite.
Autre exigence majeure : la neutralité des membres des organes chargés de conduire le processus électoral. Les membres de la Commission électorale et de la Commission du contentieux électoral sont ainsi tenus de s’abstenir de participer aux réunions et aux activités de campagne des candidats. Une disposition destinée à préserver l’impartialité des organes électoraux et la crédibilité du scrutin.
Après dix jours de campagne, les grands électeurs se retrouveront samedi 12 septembre 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro, pour élire le président et les 25 autres membres du Comité exécutif qui auront la charge de conduire la Fif durant les quatre prochaines années.
Eric KOUAKOU