|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Durant quatre jours, la capitale malienne accueillera l’élite africaine de la discipline dans une compétition qui s’annonce décisive pour le rayonnement du taekwondo africain, mais aussi pour le positionnement de la Côte d’Ivoire parmi les grandes nations de cet art martial sur le continent.
Consciente de l’enjeu, la Fédération ivoirienne de Taekwondo (Fitkd) a mis les moyens pour offrir aux athlètes une préparation intensive et stratégique. Les combattants ivoiriens ont ainsi effectué un regroupement de haute intensité à la Fondation Siacado, à Abidjan, devenue centre régional de développement technique du taekwondo pour l’Afrique de l’Ouest.
Sous la supervision de la directrice technique nationale, Aminata Doumbia-Traoré, dix-huit athlètes engagés en kyorugi (combat), ainsi que les représentants ivoiriens en poomsae et les para-athlètes, ont peaufiné leurs automatismes pendant une semaine au siège du Siacado dirigé par le Grand Maître Siaka Coulibaly.
Pour la Dtn, cette préparation avait un double objectif : renforcer la cohésion du groupe et affiner les stratégies de combat avant l’échéance continentale. « Nous avons voulu créer une véritable unité autour de l’équipe nationale afin que les athlètes arrivent prêts physiquement, techniquement et mentalement », a expliqué Aminata Doumbia-Traoré.
Selon elle, le stage a permis de consolider l’esprit de groupe et d’installer une forte émulation entre anciens et nouveaux sélectionnés. « Aujourd’hui, l’équipe nationale forme un bloc. Les athlètes se soutiennent, travaillent ensemble et ont pleinement compris la mission qui leur est confiée », a-t-elle souligné.
Au-delà du travail physique, l’encadrement technique a mis l’accent sur les aspects tactiques et les révisions techniques. Une approche qui nourrit de réels espoirs avant le rendez-vous de Bamako. « Si les athlètes reproduisent en compétition ce qu’ils ont montré durant ce stage, la Côte d’Ivoire peut sérieusement viser le titre continental », estime la Dtn.
Cette ambition est également portée par le capitaine de la sélection nationale, Kobenan Aaron, déterminé à reconquérir son titre africain. « Nous sommes prêts. Nous nous sommes entraînés dans de très bonnes conditions avec plus de deux séances par jour. L’état d’esprit est excellent et nous irons défendre les couleurs de la Côte d’Ivoire avec détermination », a-t-il affirmé. Le capitaine ivoirien a également salué l’implication du président de la Fédération ivoirienne de Taekwondo, Maître Jean-Marc Yacé, pour son soutien constant aux athlètes durant toute la préparation.
Pour Kobenan Aaron, l’enjeu dépasse le simple cadre sportif. Il s’agit aussi de confirmer la place de la Côte d’Ivoire parmi les références africaines du taekwondo. « Le plus important, c’est de donner le meilleur de nous-mêmes et revenir avec des médailles pour honorer le pays », a-t-il ajouté.
Même détermination chez Mariama Sissé, l’une des figures féminines de la sélection ivoirienne. Déjà médaillée d’argent sur le continent, la taekwondo-in vise désormais l’or africain. « Cette fois-ci, je veux la médaille d’or. Nous avons travaillé sérieusement, dans une ambiance professionnelle, et je me sens prête pour ce championnat », a-t-elle confié.
Au-delà des performances individuelles, ces Championnats d’Afrique représentent un enjeu majeur pour le sport ivoirien. Après les récents succès internationaux du taekwondo national, la Côte d’Ivoire entend confirmer son statut de nation forte de la discipline et poursuivre la dynamique de renouvellement générationnel engagée par la Fédération.
À Bamako, les Éléphants ne combattront donc pas seulement pour des médailles. Ils porteront également les ambitions d’un pays qui veut continuer à faire du taekwondo l’un de ses sports phares sur la scène africaine et mondiale.
Eric KOUAKOU