Cette rencontre a rassemblé plusieurs associations et syndicats de producteurs, venus informer l’ensemble des acteurs sur les difficultés liées à l’enlèvement du stock résiduel decacao. Au cœur des échanges : un constat jugé préoccupant et des appels pressants à l’intervention des autorités.
Les leaders de la filière ont exprimé leur mécontentement face aux obstacles persistants qui entravent la commercialisation de leur production. Ils ont notamment insisté sur les conséquences socio-économiques de cette situation sur les planteurs, dont les revenus dépendent exclusivement de la vente de leurs récoltes.
Dans une déclaration très applaudie, N’goran Kouakou Saint Roméo, PCA de COOP-CA.CANS, a interpellé les pouvoirs publics en ces termes :
« on ne vit seulement que de notre sueur on a pas de spéculation à faire avec notre matière première, au prix qu’ils fixent c’est à ce prix que nous vendons, le cacao que nous avons vendu dans la campagne principale qui se trouve encore dans les coopératives dans les entrepôts dans les coopératives ,qu’on fasse l’effort d’enlever ça ».
Selon les chiffres communiqués lors de cette rencontre, le stock résiduel est estimé à environ 123 000 tonnes, dont seulement 44 000 tonnes ont pu être enlevées à ce jour. Une part importante de la production reste donc immobilisée dans les coopératives et entrepôts.
Les représentants des producteurs soulignent que plusieurs milliers de tonnes de cacao demeurent encore entre les mains des planteurs, aggravant une situation déjà difficile. Ils alertent également sur les risques de dégradation de la qualité des fèves, liés à un stockage prolongé.
Face à cette crise, les producteurs appellent à des mesures urgentes pour accélérer les enlèvements et désengorger les stocks. Ils exhortent par ailleurs les autorités et les acteurs de la chaîne de commercialisation à faire preuve de davantage de transparence et de coordination afin de restaurer la confiance au sein de la filière.
A.KONE