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L’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou-Smith a signé le meilleur chrono des séries, en 10 »87 (+ 0,8 m/s), remportant sa course devant la double championne olympique (2008, 2012) jamaïcaine Fraser-Pryce (10 »92). Après sa course, Marie Josée a confié qu’elle avait besoin de se mettre en confiance après les blessures qu’elle a connues tout au long de la saison. En attendant la demi-finale ce samedi, elle s’est rassurée moralement et physiquement. le porte-drapeau ivoirien prend un réel ascendant psychologique en se positionnant première de l’ensemble des huit séries, et se qualifiant pour les demi-finales du 100 m Dame. Il valait mieux assurer ainsi devant la star américaine Sha’Carri Richardson ou encore Shelly Ann Fraiser-Pryce, alias « Pocket Rocket », la Saint-Lucienne Julien Alfred, la Britannique Daryl Neita… En somme, le niveau est bien plus élevé qu’on pourrait banalement l’imaginer. Et le mental sera déterminant dans cette bataille des demi-finales et la finale.
Mieux que quiconque, Ta Lou le sait. Plus que jamais, elle tient là l’occasion de vaincre la pression en s’affirmant devant ses habituelles farouches concurrentes. Sa mentalité de gagneuse servira de levain à l’explosivité d’ont elle devra faire preuve face aux autres championnes du sprint féminin mondial. Assurément, Ta Lou que les Ivoiriens ont vu sur la piste du Stade de France, va tout donner pour terminer dans les meilleures conditions, la demi-finale, ce samedi à partir 19h50 local (17h50 Gmt), suivie de la finale dans la même soirée à 21h20 à (19h20 Gmt).
Aucun souci non plus pour l’égérie de nombreuses marques et équipementiers, Sha’Carri Richardson. La championne du monde du 100 m a eu droit à une grosse ovation lors de sa présentation. Concentrée et appliquée, elle s’est imposée en 10 »94 (+ 0,1 m/s). « Je me suis bien amusée, mais c’est juste le début », a-t-elle soufflé au micro d’Eurosport, avant de passer en zone mixte le sourire aux lèvres mais sans prononcer un mot.
Championne du monde du 100 m en 2023 et meilleure performeuse de la saison, la flamboyante Américaine de 24 ans fait ses débuts olympiques à Paris, en favorite. Forte d’un record personnel de 10 s 65 réalisé en août 2023 et de la meilleure performance mondiale de l’année (10 s 71) en juin, Sha’Carri Richardson est d’autant plus en position d’endosser le rôle de sauveuse du 100 m féminin américain que le trio jamaïcain composé d’Elaine Thompson-Herah, de Shelly-Ann Fraser-Pryce et de Shericka Jackson, qui a dominé dans cet ordre sur le podium des JO à Tokyo.
Si elle y parvient, pour sa première participation olympique, la Texane de 24 ans, non qualifiée pour le 200 m, deviendra l’incarnation de l’honneur retrouvé du sprint féminin américain. En effet, depuis Gail Devers, en 1996, aucune Américaine n’a plus remporté de titre sur l’épreuve olympique reine. Aprèsles séries du 100 m, vendredi, Sha’Carri Richardson n’aura qu’une idée en tête, en finir au plus vite pour s’offrir l’or olympique sous les vivats, ce samedi au Stade de France, à Saint-Denis.
E.KOUAKOU