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À la veille de ce rendez-vous capital, le sélectionneur ivoirien Bassiriki Diabaté affiche calme et lucidité. « Nous n’avons pas étudié d’images du Sénégal. On ne se concentre pas sur l’adversaire. Notre priorité, c’est de rester fidèles à notre projet de jeu élaboré depuis deux ans et demi », affirme-t-il. Il s’agit donc pour les Ivoriens de miser sur la cohérence tactique du groupe et les principes de jeu établis. « Le football ivoirien, c’est un jeu de mouvement. Aller au duel physique contre le Sénégal serait suicidaire. Ce n’est pas notre Adn », insiste le technicien ivoirien.
Avec leur qualification pour la Coupe du monde U17 déjà en poche, les Éléphanteaux abordent cette rencontre avec l’esprit libéré. « Notre objectif principal était de décrocher l’un des dix tickets pour le Mondial. Ce quart de finale, contre le champion en titre, c’est du bonus. Mais quel bonus ! », confie Diabaté. Conscient de l’envergure de l’adversaire, il voit ce choc comme une opportunité de grandir : « C’est une belle équipe que nous respectons. Elle revient du Mondial et a de solides arguments. Mais cela nous pousse à élever notre niveau ». Autre motif de satisfaction pour le sélectionneur : l’état de son effectif. « Nous avons zéro blessé. Le staff médical fait un travail remarquable en matière de prévention. C’est capital, car ces jeunes doivent revenir en pleine forme dans leurs clubs et académies », souligne-t-il. Dans cette logique, la gestion collective prime. « Ce n’est pas parce qu’on est en quart de finale qu’on va priver certains jeunes du plaisir de jouer. Notre approche, c’est de faire participer tout le monde », fait remarquer le coach ivoirien. Alors que certains pourraient miser sur un bloc bas face au Sénégal, Diabaté précise qu’il ne sais pas défendre. « Mon équipe joue. On prône le football total. Ce match est un défi de jeu, et non un repli stratégique », précise-t-il.
Entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal, l’histoire est dense. Si les Ivoiriens l’ont souvent emporté dans les confrontations passées, Diabaté refuse de s’y accrocher parce qu’au football, « rien n’est acquis ». « Le résultat dépend de la forme du moment, de multiples paramètres qu’on ne maîtrise pas », insiste-t-il. Ce vendredi, au Maroc, ce sera donc un nouveau chapitre dans cette rivalité ouest-africaine. Un quart de finale à haute tension, avec un billet pour les demi-finales à la clé.
E.KOUAKOU