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L’Association de soutien à l’autopromotion sanitaire urbaine (Asapsu), une organisation non gouvernementale (ONG), en collaboration avec des experts techniques de la santé et plusieurs organisations de la société civile ivoirienne, a publié un Livre blanc. Il s’agit de cinq recommandations stratégiques pour transformer le système de santé ivoirien.
Selon un communiqué de l’Asapsu, la première recommandation concerne les communautés au cœur du système de santé. Elle vise à faire de la participation citoyenne un levier d’efficacité. Ensuite, la seconde prône une politique de santé préventive. Elle préconise de passer d’un système curatif à un système préventif.
En ce qui concerne la troisième recommandation, elle est axée sur un financement domestique et endogène qui assure une indépendance budgétaire du secteur. Quant à la quatrième, elle promet un système de santé adapté aux urgences locales avec la construction d’un système flexible et décentralisé. Quant à la cinquième recommandation, elle milite pour un approvisionnement équitable en produits médicaux, notamment en garantissant la disponibilité des produits de santé sur tout le territoire.
« Investir dans la santé, c’est semer les graines d’une société plus équitable où chacun peut rêver, créer, s’élever et transformer la Côte d’Ivoire pour les générations futures. Le Livre blanc appelle à une priorisation claire des enjeux de santé dans les agendas politiques, un financement domestique renforcé, et une politique axée sur la prévention en plus du curatif », affirme l’Asapsu.
Par ailleurs, le communiqué indique que ce Livre blanc sur la santé est destiné aux candidats des élections présidentielle et législatives à venir, puis aux institutions, aux partenaires techniques et financiers et au grand public ivoirien.
Car, à en croire l’ONG, malgré une décennie de croissance économique soutenue, l’accès aux soins de santé reste « un défi majeur pour les populations vulnérables en Côte d’Ivoire ». Ce document propose donc pour eux un nouveau contrat social autour de la santé, avec ses cinq axes stratégiques visant à placer les communautés au cœur du système sanitaire.
L’Asapsu rappelle aussi qu’un Ivoirien sur cinq souffre encore de malnutrition chronique. Ensuite, que les dépenses de santé par habitant restent inférieures à la moyenne régionale. Il stipule aussi que les inégalités territoriales en matière d’accès aux soins persistent.
E.KOUAKOU