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Victorieux à l’aller (2-0) à Abidjan le dimanche 22 décembre, les hommes de Koffi N’Dri Romaric abordent ce match important avec sérieux. Avant de s’envoler pour Bamako, le sélectionneur a tiré les leçons du premier duel et parlé de sa stratégie pour ce qui promet d’être une véritable « bataille de Bamako ».
Koffi N’Dri Romaric, satisfait du résultat à domicile, reste toutefois prudent : « Je pense déjà que ce sera un match différent au retour. (…) Ils vont plus ouvrir le jeu, ce qui nous offrira des opportunités en contre-attaque. » Lors du match aller, les Éléphants A’ ont su imposer leur style en contrariant les velléités offensives de leurs adversaires burkinabè, notamment sur les coups de pied arrêtés et dans les duels physiques. La gestion efficace du jeu aérien et des phases défensives a permis de limiter les occasions dangereuses. « Sur tout le match, je ne pense pas avoir vu une situation très nette de l’équipe du Burkina. Nous avons bien géré leurs temps forts et su profiter des nôtres. », estime le technicien ivoirien.
L’efficacité offensive des locaux a été portée par Konaté Oumar, auteur des deux buts ivoiriens. Malgré des efforts soutenus en championnat, le staff technique a veillé à préserver sa fraîcheur, une gestion payante selon le sélectionneur qui soutient que le joueur a bien répondu sur ce match. Romaric a également souligné la montée en puissance de ses jeunes joueurs, qui, malgré leur manque d’expérience, apportent énergie et créativité. « Si ces jeunes ne commencent pas aujourd’hui, ils n’acquerront jamais d’expérience. Ils sont capables d’apporter de la folie dans le jeu », fait-il remarquer
Le match retour s’annonce intense, avec des Burkinabè qui seront probablement plus agressifs et déterminés à rattraper leur retard. Pour y faire face, les Éléphants devront maintenir leur discipline défensive tout en capitalisant sur les contres. Avec le résultat positif du match aller, les Éléphants A’ ont fait un grand pas vers la qualification, mais le sélectionneur insiste sur l’importance de garder le cap. « Nous avons fait un pas vers l’avant, mais nous savons que ce sera très dur au Mali. Il faut continuer à bien se préparer et regarder devant », dit-il, précisant que ses garçons sont désormais concentrés sur leur mission : ramener la qualification pour le Chan 2024, preuve de leur engagement et de leur potentiel à représenter fièrement la Côte d’Ivoire sur la scène continentale.
Axel KONE