53 participants, issus de la presse sportive, des clubs, des centres de formation et des académies, ont pris part aux travaux lors de cette rencontre destinée à donner aux professionnels des outils plus précis pour décrypter les matchs et mieux restituer la réalité du terrain au public.
A l’ouverture de la session, en présence d’Anit Kouamé, conseiller technique représentant le directeur général de l’Office national des Sports (Ons), Ousmane Gbané, le président de l’Ajsci, Ouattara Gaoussou dit « OG », a salué l’accompagnement de l’Ons et du Comité national olympique de Côte d’Ivoire (Cno-Civ), présidé par Me Georges N’Goan. Il a surtout insisté sur la nécessité, pour les journalistes sportifs, de mieux maîtriser les réalités techniques du football.

« Un match ne se résume pas à un score ou à des faits marquants. Le journaliste sportif est un médiateur essentiel entre le terrain et le public. Mieux le former, c’est contribuer à améliorer la qualité de l’information et renforcer la culture footballistique de notre pays. » Cette initiative, a-t-il rappelé, trouve son origine dans les échanges noués lors de la CAN 2025 au Maroc avec Hamed Traoré. Elle s’inscrit désormais dans la volonté de l’Ajsci de faire de la formation continue un rendez-vous régulier.
Pour cette première session, deux experts ont été sollicités. Sur place, Jean-Claude Bléhouin, directeur technique de club, membre élu au District de Paris et formateur de formateurs fédéraux de la Fédération française de football (Fff), a placé le journaliste au cœur de la lecture du jeu. Il a souligné que le journaliste est « l’autre juge du jeu ».
Conservation, progression, déséquilibre, espaces entre les lignes, bloc défensif, décalage ou encore lignes cassées : les participants ont été invités à abandonner les approximations pour utiliser un vocabulaire tactique précis. Les exercices ont notamment permis d’identifier les signes d’un bloc défensif en difficulté : ligne défensive rompue, espaces importants entre les lignes, défenseurs étirés ou joueur adverse laissé libre dans une zone dangereuse.
Par visioconférence, Filipe Alves, docteur en sciences du sport et entraîneur Uefa A, a apporté un autre éclairage sur les systèmes de jeu. Le 4-3-3 affiché sur la feuille de match n’est pas nécessairement celui observé pendant 90 minutes. En phase défensive, il peut se transformer en 4-5-1. De même, un 3-5-2 peut devenir un 5-3-2 lorsque l’équipe défend. Une même équipe peut donc changer de visage plusieurs fois au cours d’un match, en fonction du score, de la fatigue, de l’adversaire, des remplacements ou encore des conditions de jeu.
La formation n’a pas été limitée aux exposés. Travaux de groupes, échanges et quiz ont permis aux participants de tester leurs connaissances et de mettre immédiatement en pratique les notions apprises. Lecture des espaces, organisation des blocs, évolution des systèmes, identification des déséquilibres et appropriation du vocabulaire moderne du football ont constitué l’essentiel des exercices.

La session s’est achevée par les remerciements adressés au Dtn Lounès Hattab et aux deux formateurs pour leur contribution. Notons que le Professeur Alfred Karou, trésorier général du Cno-Civ, représentant Me Georges N’Goan, a procédé à la clôture officielle des travaux.
E.KOUAKOU