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Né sous l’impulsion du directeur général du Port autonome d’Abidjan, cet événement est désormais bien plus qu’un simple festival. C’est le rendez-vous annuel le plus attendu du peuple Bétibé. Le moment où les fils et les filles de cette région se retrouvent pour communier. Pour cette 9è édition, qui se tiendra du 28 au 31 mai 2025, le thème retenu est « Cohésion sociale et développement durable ». Pour le premier magistrat, le premier volet cadre bien avec l’actualité.
« Nous allons dans quelques mois aller à l’élection générale. La Côte d’Ivoire choisira un président pour les 5 ans à venir et nous travaillons à congeler toutes les mauvaises langues et les mauvais sorts pour que, entre nous les populations, les choses se passent dans de bonnes conditions. Ce n’est pas un acquis, il faut travailler à cultiver ça au quotidien. Surtout qu’on est passé par des phases de troubles dans ce pays et nous savons ce que vaut aujourd’hui la cohésion sociale et la paix. Ça nous à emmener depuis une dizaine d’années à être là où nous en sommes aujourd’hui en termes de développement et d’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-il laissé entendre. Concernant le second volet, développement durable, le maire a indiqué qu’il s’agit de développer les conditions de vie en préservant des ressources pour le futur.
A l’entame de cette édition, l’initiateur du projet, Hien Sié, est plus que satisfait des retombés de cet événement sur le quotidien des populations. Selon ses dires, le Elê à contribué à développer la ville en termes d’infrastructures, de création d’emplois, etc. « Aujourd’hui, c’est vrai que l’Etat travaille à développer toute la Côte d’Ivoire, dont Adiaké, mais, c’est surtout l’implication du privé. Elê festival c’est un moment qui attire beaucoup de monde. Nous recevons ici 20 à 25 000 personnes. Après quoi, chacun est intéressé à avoir une portion de terre à Adiaké. Ce qui fait qu’on a davantage d’infrastructures hôtelières, de terrains mis en valeur, vous avez une économie locale qui a pris de l’ampleur », s’est-il réjoui.
Enfin, le député maire a annoncé que le festival a retenu l’attention de plusieurs hautes personnalités dont la Première dame Dominique Ouattara. En effet, l’épouse du chef de l’Etat a construit la maison des femmes à Adiaké qu’elle va inaugurer ce 10 avril. « On sera tous mobilisé pour que son passage soit marqué d’une pierre blanche », a-t-il promis.
Pour sa part, le commissaire général Atchet Bilé, adjoint au maire, a annoncé que cette édition est placée sous le patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé. Il a remercié les ministres Siandou Fofana, Françoise Remarck et Adjé Silas Metch pour leur accompagnement.
Concernant les activités qui vont meubler cette 9e édition, il a rappelé qu’elles sont de trois ordres : culturel et touristique, sportif, gastronomique. Bien sûr, l’activité phare reste la course de pirogues, principale attraction du festival. Le commissaire général a informé qu’à ce jour, c’est plus d’une vingtaine d’équipes qui se sont déjà inscrites. « Au total pour les courses de pirogue c’est 6, 2 millions FCFA qui seront distribués aux différents compétiteurs », a-t-il fait savoir. Il y aura également de la natation, du basketball, du maracana, etc.
Notons que contrairement à la précédente édition, et pour permettre à un plus grand nombre de festivaliers d’être présents, il n’y aura pas de pass pour le grand public. L’accès sera libre mais, avec une sécurité « plus corsée puisque le festival prend de plus en plus d’envergure », a rassuré Atchet Bilé. Déjà plus de 20 équipes sont inscrites à la célèbre course de pirogues.

A.KONE

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