Les Jeux scolaires seront de retour, après huit ans d’interruption. Comment comptez-vous les pérenniser ?
Déjà que les Jeux universitaires seront pérennisés, les Jeux scolaires également le seront pérennisés. Parce que ces Jeux sont l’équivalent de la finale nationale de l’Oissu. Et donc ces finales seront pérennisées. Cette année, nous avons insisté pour que toutes les régions de Côte d’Ivoire puissent être représentées à Bouaké. C’est la toute première fois que cette occasion est donnée à toutes les régions. Vous avez vu la ferveur, l’engouement avec lequel les enfants ont pris plaisir à montrer leur talent, à faire plaisir à la population. Il suffit tout simplement de mettre les intelligences ensemble pour voir cette mobilisation exceptionnelle que nous venons de vivre, lors de ces Jeux. Tout est possible, tout se trouve dans la pédagogie. Nous entendons mettre ça en oeuvre pour que l’Oissu renaisse effectivement. On parle de bonne collaboration entre le ministère des Sports et le ministère de l’Éducation nationale.

Les vainqueurs de la MTN League heureux après leur victoire (Ph : DR)
Comment cette collaboration se matérialise-t-elle sur le terrain ?
A travers la Direction de la vie scolaire (Dvs) dirigée par mon cher frère Boko Adjoumani, nous sommes en parfaite harmonie, nous sommes en parfaite symbiose. Nous entendons conjuguer nos efforts pour que l’intérêt commun qui se trouve être l’intérêt des enfants, des athlètes, puisse être un intérêt avec un objectif qui sera atteint avec la conjugaison de nos efforts. Avec la Dvs, la sensibilisation à l’endroit des chefs d’établissement sera abordée. De telle sorte qu’ils comprennent la nécessité de faire participer leurs établissements aux compétitions Oissu, pour donner la chance, l’opportunité à ces enfants qui ont besoin d’exprimer leur talent et de devenir des champions demain.
Parlant de champion demain, est-ce ce qui justifie la distinction vous avez des gloires qui ont faits les beaux jours de l’Oissu ?
Nous sommes nous-mêmes des produits de l’Oissu qui nous a fabriqué. Il était bon de marquer un arrêt et de penser à ces gloires qui ont été révélées à l’occasion des compétitions Oissu. Elles sont nombreuses. Ce n’est qu’un début de plusieurs cérémonies que nous allons organiser à l’occasion des finales Oissu. De telle sorte que toute la Côte d’Ivoire puisse être couverte en matière de célébration des gloires de l’Oissu.

Les champions de Taekwondo ont reçu de belles récompenses (Ph : DR)
Monsieur le directeur, vous êtes par ailleurs technicien-formateur. Qu’envisagez-vous pour l’encadrement et le suivi des talents qui seront détectés au cours de ces Jeux scolaires ?
Est-ce que nous allons laisser ces enfants et revenir l’année prochaine, organiser comme un rituel les mêmes compétitions et détecter encore des talents qui vont être laissés pour compte ? Non. Nous estimons qu’il est temps de creuser, de réfléchir et de trouver des mécanismes d’encadrement et de suivi de ces enfants-là. Cela va constituer l’objet de notre atelier que nous allons organiser juste après les Jeux. De telle sorte que nous puissions ouvrir des chemins, ouvrir des chantiers de regroupement de ces talents. Que ce soit au niveau régional ou départemental. Afin que ces talents soient des pratiquants du sport, en même temps qu’ils poursuivent leurs études. Cela va nous permettre de mettre les enfants ensemble, de mieux les encadrer et alimenter les fédérations sportives dans chaque discipline bien donnée.
Propos recueillis par Alphonse CAMARA