Sur le tarif des péages, souvent jugé élevé par l’opinion publique, le ministre a apporté des clarifications. « Dans le modèle financier initial, le péage devait être fixé à 1 500 Fcfa. Mais l’État a fait un effort pour plafonner les tarifs à 500 Fcfa pour les petites voitures sur les routes normales et à 1 000 Fcfa sur les autoroutes. Sans cette intervention de l’État, le coût aurait été bien plus élevé », a-t-il expliqué, rappelant que ce modèle avait déjà été appliqué lors de la construction du troisième pont d’Abidjan.
Concernant les travaux de la Y4, actuellement bloqués au niveau de la section Alepé-Anyama, le ministre a détaillé la situation. Il a expliqué que le projet est divisé en quatre sections. La section Boulevard Koffi Gadeau-Carrefour Alepé est presque achevé, grâce à un financement de la Bad et l’exécution par une entreprise chinoise. S’agissant de la section Carrefour Alepé-Ébimpé, les travaux sont stoppés en raison d’un problème de contractualisation. L’entreprise en charge est sous sanction de la Bad dans un autre pays, bloquant ainsi la signature d’un avenant.
Au niveau de la section Ébimpé-Autoroute du Nord, les travaux sont réalisés à environ 80 %. Sur la partie Autoroute du Nord-Carrefour Jacqueville, le taux d’exécution de 50 % est freiné par un différend financier avec l’entreprise en charge. Le ministre a rassuré que ces blocages sont principalement d’ordre administratif et que des discussions sont en cours pour débloquer la situation.
Amedé Kouakou a parlé aussi de la route reliant Gueyo à Sassandra. Il a confirmé que le projet de bitumage est bel et bien intégré au Plan National de Développement (Pnd). « Notre priorité est d’abord de relier Gueyo au réseau bitumé, avant de poursuivre avec l’ensemble du tronçon Gagnoa-Gueyo-Sassandra », a-t-il déclaré, avant d’annoncer la prochaine inauguration de l’échangeur du Carrefour Akwaba à Port-Bouët. Il effectuera une visite de chantier dans les jours à venir.
Concernant le 4e pont, il a révélé qu’une gestion rigoureuse a permis de faire d’importantes économies, évitant ainsi un nouvel emprunt. « Nous allons bientôt commencer la route traversant Adjamé-village par Yaosséhi », a-t-il ajouté. Le ministre a aussi évoqué les projets en cours dans la région du Loh-Djiboua, incluant la construction d’écoles, de forages et d’autres infrastructures essentielles.
Sur ses ambitions politiques, Amedé Kouakou a insisté sur la nécessité de préserver la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire. « Nous avons un seul pays, et nous devons le protéger. Le pouvoir, c’est Dieu qui le donne. Ma seule ambition, c’est que notre pays reste stable », a-t-il martelé. Il a profité de l’occasion pour lancer un appel aux journalistes, les invitant à « désarmer leurs plumes » et à éviter d’attiser des tensions à l’approche des échéances électorales.
E.KOUAKOU