sang-froid et une meilleure gestion des moments clés, les Lionnes ont fait la différence dans les dix dernières minutes. Cette défaite passe mal pour le sélectionneur ivoirien, Stéphane Leite, qui n’a pas masqué sa frustration en conférence de presse. « Je pense qu’on avait toutes les armes pour gagner. C’est un acte manqué. On aurait dû être en demi-finale », a-t-il lâché sans détour. Pour lui, cette élimination prématurée est une erreur évitable, tant la Côte d’Ivoire semblait en mesure de l’emporter. Le coach ivoirien pointe un manque de réalisme, mais surtout une opportunité gâchée : « On a laissé passer une victoire qui nous tendait les bras. » Ce match devait ouvrir la voie vers une place dans le top 3, l’objectif affiché au début de la compétition.
Désormais écartées du podium, les Éléphantes devront se remobiliser rapidement. Dès ce vendredi, elles joueront pour accrocher une 5e place qui, même loin des ambitions initiales, reste symboliquement importante pour cette jeune équipe en construction. « Il est hors de question qu’on termine sur deux défaites. On doit tout faire pour finir sur une bonne note. L’objectif, maintenant, c’est de gagner les deux prochains matchs », insiste Leite. Un discours de combat qui vise à rebooster un groupe encore marqué par sa sortie de route.
Malgré la déception, l’entraîneur tient à saluer l’engagement du public ivoirien, qui a soutenu son équipe avec ferveur : « Les fans ont été incroyables. C’est ce que j’ai vu et vécu. Ce soutien doit continuer. Cette équipe est nouvelle, elle est en train de se construire. »
Leite rappelle que certaines joueuses clés, comme Kariata et Alston, ont rejoint le groupe à la dernière minute, ce qui n’a pas facilité la cohésion. Il appelle à la patience : « Construire une vraie équipe prend du temps. On va continuer à travailler. Je ne vais pas arrêter parce que j’ai perdu. » Cette défaite contre le Sénégal marque un coup d’arrêt dans le parcours ivoirien, mais pas une fin. L’équipe reste jeune, ambitieuse, et soutenue par un public passionné. Dans les matchs de classement, l’heure est à la résilience, pas au renoncement.
Eric KOUAKOU