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Dans un communiqué daté du 30 avril, signé par son président, Me Georges Joseph N’Goan, le Cno-Civ a annoncé la suspension de l’Assemblée générale élective, invoquant une décision judiciaire. À l’origine de cette saisine, les fédérations ivoiriennes de judo et de natation, qui contestent la régularité du processus électoral. La justice ivoirienne a relevé plusieurs manquements. Elle reproche notamment au Cno-Civ d’avoir reconnu une fédération non officiellement validée au plan national, en contradiction avec les règles de gouvernance prévues par la loi ivoirienne sur le sport et le Comité international olympique. Autre point critique, l’exclusion d’un membre actif du corps électoral sans validation préalable par une Assemblée générale, en violation des statuts internes.
Conséquence directe, la juridiction a jugé l’action des plaignants recevable et fondée, ordonnant la suspension immédiate du scrutin. Une décision qui intervient dans un climat déjà délétère, marqué par de vives contestations. Parmi elles, celle de François Akondé, dont la candidature a été invalidée. Il dénonçait des « irrégularités flagrantes », laissant en lice un seul candidat, le président sortant.
La veille même de cette décision, le ministère des Sports avait déjà jeté un pavé dans la mare en réintégrant plusieurs fédérations exclues du processus électoral, désavouant de facto le Cno-Civ. Ce bras de fer institutionnel met en lumière une gouvernance fragilisée et des divergences profondes sur les règles du jeu. Au-delà de la bataille juridique, c’est tout l’équilibre du sport ivoirien qui vacille. Cette crise prolongée fait peser un risque réel sur la crédibilité du pays auprès des instances internationales, à commencer par le Comité international olympique. Elle pourrait également compromettre la préparation et la participation des athlètes ivoiriens aux grandes échéances à venir.
En ligne de mire, les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026 (du 31 octobre au 13 novembre 2026). À quelques mois de ce rendez-vous majeur pour la jeunesse africaine, toute instabilité institutionnelle pourrait être défavorable aux athlètes. Dans ce contexte, l’urgence dépasse le simple cadre électoral. Il s’agit, désormais, de restaurer la confiance, garantir la transparence et préserver l’avenir du sport ivoirien. Selon plusieurs sources, le comité exécutif du Cno-Civ envisage de faire appel de la décision afin de relancer le processus. Mais sans consensus rapide, l’on risque de voir les querelles de gouvernance compromettre les ambitions sportives nationales sur la scène internationale.
E.KOUAKOU