Samedi, la finale inaugurale de la Coupe de la Ligue féminine de football professionnel (Lffp) était une première historique. Opposées au Paris Saint-Germain, les joueuses de OL Lyonnes ont livré une prestation solide et maîtrisée. Au terme d’un match disputé, elles ont remporté le premier trophée de leur saison (1-0). Ce, grâce à une réalisation de Melchie Dumornay (59e). Après un beau travail collectif, le milieu de terrain haïtienne a conclu d’une belle frappe, donnant l’avantage aux siennes devant un beau public acquis à la cause des deux formations françaises. Sur la pelouse, la célébration a été à la hauteur de l’événement, dans une belle communion avec les supporters.
Le lendemain, le décor a changé mais l’intensité est restée la même. La Coupe nationale a offert un classique du football ivoirien entre Asec Mimosas et Africa Sports d’Abidjan. Fidèle à sa réputation, l’affiche a tenu ses promesses. Engagés et déterminés, les deux rivaux se sont livrés un duel serré, finalement remporté par l’Asec (1-0). Une victoire précieuse qui permet aux Mimosas de poursuivre leur parcours tout en réaffirmant leur suprématie dans ce choc historique.
Au-delà des résultats, c’est l’engouement populaire qui a marqué les esprits. Les tribunes pleines et vibrantes témoignent d’un attachement profond des Ivoiriens au football. Chants, encouragements et ferveur ont rythmé ces deux journées, rappelant l’atmosphère des grandes compétitions récemment organisées dans le pays, comme la Coupe d’Afrique des Nations 2023, la Coupe du monde de maracana 2024 ou encore l’Afrobasket féminin 2025. La finale de la Coupe Lffp s’inscrit d’ailleurs comme un moment clé pour le football féminin. Avec 27 900 spectateurs recensés, elle établit un record d’affluence pour un match féminin en Côte d’Ivoire. Un signal fort pour le développement de la discipline, qui gagne en visibilité et en reconnaissance.
Cet engouement pourrait accélérer les investissements des clubs et des instances sportives, tout en suscitant de nouvelles vocations chez les jeunes joueuses. Plus qu’une finale, cette rencontre apparaît comme un véritable point de départ pour l’essor du football féminin ivoirien. En réunissant spectacle, rivalité et ferveur populaire, ce week-end restera comme un temps fort du calendrier sportif national. Il confirme surtout une réalité : en Côte d’Ivoire, le football dépasse le cadre du jeu. Il rassemble, fédère et continue de faire vibrer tout un pays.
Eric KOUAKOU