Alors que Nicolas Sarkozy fait à nouveau face à la Justice depuis lundi, pour le procès en appel du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, plusieurs médias rapportent ce mardi 17 mars que l’ancien chef de l’Etat n’a pas fait appel du rejet de sa demande de confusion de ses peines dans deux autres affaires: les dossiers Bismuth et Bygmalion.
L’ancien président de la République souhaitait faire fusionner ces condamnations définitives pour ne pas avoir à exécuter la seconde, ayant déjà purgé la première. Il s’était heurté au refus du tribunal correctionnel de Paris au début du mois de mars.
Dans l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025 avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation. L’ancien président va donc purger sa peine de six mois de prison ferme «selon des modalités qui restent à déterminer», écrit ainsi RTL. Il devra à ce titre rencontrer un juge d’application des peines à une date encore inconnue.
Dans l’affaire des écoutes, également appelée Bismuth, Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné en décembre 2024 à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence. Il a ainsi porté un bracelet électronique du 7 février au 12 mai 2025. Alors âgé de 70 ans, il avait demandé et obtenu une libération conditionnelle avant mi-peine, comme c’est possible à cet âge.
Dans l’affaire du financement libyen, l’ex-président a été condamné à cinq ans de prison ferme en première instance pour association de malfaiteurs. Il a effectué environ trois semaines de détention à la prison parisienne de la Santé.
Libération