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La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Adjé Silas Metch, délégué en charge des Sports et du Cadre de vie et Bruno Nabagné Koné, de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme; du président de Fiba Afrique , Annibal Manave ; Bile Alphonse, Directeur régional Fiba , du président de la Fédération ivoirienne de basketball (Fibb) Moussa Diarra , des membres du Comité directeur de la fédération, des membres du Comité d’organisation de l’Afrobasket et de plusieurs personnalités du monde sportif, des Arts et de la Culture
Placée dans le Groupe A, la sélection ivoirienne entamera sa campagne face à l’Égypte, avant de retrouver l’Angola pour un duel aux allures de revanche. En 2023, à Kigali, les Ivoiriennes s’étaient imposées de justesse contre les Angolaises (72-69), décrochant leur billet pour les quarts de finale. Deux ans plus tard, les retrouvailles promettent une opposition âpre entre deux sélections déterminées à marquer leur territoire. Le tirage a accouché de groupes compétitifs. Le Groupe B s’annonce particulièrement explosif avec le Mali, médaille de bronze en 2023, le Cameroun, redouté pour son intensité défensive, et le Soudan du Sud, nouvelle puissance émergente du basket féminin africain.
Dans le Groupe C, le Sénégal, vice-champion d’Afrique, part favori face à l’Ouganda et à la Guinée, mais les surprises ne sont jamais exclues dans un tournoi aussi dense. Quant au Nigeria, quadruple champion en titre, il aura fort à faire dans un Groupe D piégeux. Il y retrouvera le Mozambique, connu pour sa solidité tactique, et le Rwanda, dont la 4e place en 2023 témoigne d’une montée en puissance constante. Cette édition 2025 s’inscrit dans un contexte de croissance continue du basketball féminin sur le continent.
L’accueil du tournoi par la Côte d’Ivoire symbolise cette dynamique. Les organisateurs misent sur l’engouement populaire, des infrastructures modernisées et un niveau de jeu relevé pour faire de cette compétition une vitrine du talent africain.
La poule de la Côte d’Ivoire ne compte que trois équipes, mais chacune représente un style de jeu bien distinct. L’Égypte, premier adversaire des Éléphantes, est connue pour son jeu rapide, basé sur des transitions explosives et une forte mobilité des ailières. L’une des clés du match résidera dans la capacité des Ivoiriennes à couper les lignes de passes et à ralentir le rythme.
L’Angola, quant à elle, mise sur sa densité physique et son agressivité défensive. Il faudra s’attendre à une pression constante sur le porteur de balle et des pièges dans les couloirs. La Côte d’Ivoire devra répondre par une circulation fluide, éviter les pertes de balle et bien gérer les temps faibles. Les Éléphantes, elles, se distinguent par leur jeu collectif, leur adresse extérieure et une densité athlétique en constante progression. Leur défi sera de faire preuve de constance dans l’effort sur quarante minutes, un point qui leur a parfois fait défaut par le passé. La gestion des rotations, l’efficacité aux lancers francs et la lecture des moments clés seront déterminantes.
Dans un groupe aussi compact, la moindre erreur peut faire la différence entre la première place et l’élimination prématurée. L’apport des internationales dont Kariata Diaby et des binationales en Europe et aux Etats-Unis qui frappent à la porte pourrait constituer un atout non négligeable pour la formation ivoirienne.
Cette édition 2025 est bien plus qu’un tournoi pour la Côte d’Ivoire. C’est une opportunité de marquer les esprits, de franchir un palier, et de capitaliser sur la ferveur nationale. Avec le soutien du public, une bonne entame et une maîtrise tactique, les Éléphantes peuvent rêver grand.
E.KOUAKOU