Sur les 89 membres inscrits, les 89 ont pris part au scrutin. Après dépouillement, 10 bulletins blancs et 5 bulletins nuls ont été recensés, pour un total de 74 suffrages exprimés. Une fois appliquée la pondération prévue par les textes de la FIF, le scrutin totalise 149 voix, dont 123 en faveur de la liste conduite par Idriss Diallo. Le collège de Ligue 1 a largement contribué à cette victoire. Sur les 16 votants, 14 suffrages exprimés ont été favorables à la liste du président réélu. Avec une pondération de trois voix par suffrage, Idriss Diallo engrange ainsi 42 voix pondérées sur les 49 possibles. Le collège a par ailleurs enregistré un bulletin blanc et un bulletin nul. Un soutien significatif de l’élite du football ivoirien, qui confirme l’ancrage du président sortant auprès des clubs de première division. En Ligue 2, la tendance est également favorable à Idriss Diallo.
Sur les 28 votants, la liste sortante a recueilli 21 suffrages exprimés, correspondant à 42 voix pondérées sur 56 possibles. Cinq bulletins blancs et deux bulletins nuls ont été enregistrés. Là encore, le président réélu dispose d’une majorité suffisamment nette pour conforter sa position auprès des clubs. La Division 3 n’a pas dérogé à la tendance générale. Le collège a attribué 43 voix pondérées à la liste conduite par Idriss Diallo. Deux bulletins nuls et quatre bulletins blancs ont également été comptabilisés. Un résultat qui confirme la capacité du président sortant à fédérer au-delà de l’élite du football national. Le résultat est encore plus net du côté des groupements d’intérêts. Les cinq voix exprimées dans ce collège ont toutes été attribuées à la liste d’Idriss Diallo. Avec une pondération à 100 %, le président de la FIF réalise donc un véritable sans-faute auprès de cette catégorie d’électeurs.
L’élection d’Idriss Diallo ne souffrait certes d’aucun suspense majeur. Seul candidat après les désistements intervenus avant le scrutin, le président sortant était en position très favorable. Mais l’ampleur du résultat lui confère une légitimité supplémentaire. Avec 123 voix sur 149 pondérées, soit plus de 82 % des voix pondérées exprimées, Idriss Diallo bénéficie d’un soutien majoritaire dans l’ensemble des collèges. Un signal fort au moment d’entamer son deuxième mandat. Cette large adhésion lui donne surtout une responsabilité supplémentaire. Car après le temps de la campagne et celui de l’élection, vient désormais celui des résultats.
Le président réélu devra rapidement se pencher sur les nombreux chantiers qui attendent la Fif. Le développement du football de jeunes, la formation, la progression du football féminin, la compétitivité des championnats et la professionnalisation des clubs figurent parmi les priorités. À cela s’ajoute la poursuite de la dynamique des sélections nationales, avec les Éléphants attendus notamment sur la scène mondiale. Le projet de la nouvelle mandature, résumé par le slogan « Transformer pour durer », devra donc désormais passer du discours aux actes.
À Yamoussoukro, Idriss Diallo a obtenu une large majorité. Il dispose désormais de quatre années pour démontrer que cette confiance des clubs peut se traduire par une nouvelle étape dans le développement du football ivoirien.
Eric KOUAKOU