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Organisé sous l’impulsion de la Fédération ivoirienne de padel, ce tournoi a réuni 49 équipes, soit 98 joueurs venus de 14 pays, dont l’Argentine, le Brésil, l’Espagne, la France, l’Italie, mais aussi des nations africaines comme l’Égypte, le Ghana, le Sénégal ou encore l’Afrique du Sud. « C’est l’équivalent d’un Atp 50 au tennis. Une vraie porte d’entrée dans le monde professionnel », explique Hassan Zorkot, directeur du tournoi. En plus d’un prize money de 5 000 euros (plus de 3 millions de Fcfa), les joueurs viennent chercher des points importants pour grimper au classement mondial. L’événement est donc bien plus qu’un simple tournoi, c’est une rampe de lancement vers les sommets du padel professionnel.
Pourquoi organiser une telle compétition à Abidjan ? Pour Hassan Zorkot, la réponse est claire : « Il fallait passer un cap. Nous avions besoin de sortir du cadre amateur et de mettre la Côte d’Ivoire sur la carte du padel international. » Avec 15 clubs actifs, environ 1 000 pratiquants réguliers et une quinzaine de joueurs semi-professionnels, le pays est déjà bien implanté sur la scène africaine. Ce tournoi vient confirmer cette dynamique et positionner Abidjan comme un acteur central du padel en Afrique de l’Ouest. Encore jeune en Côte d’Ivoire, le padel souffre d’une image de sport élitiste. Pourtant, souligne Zorkot, « c’est un sport populaire, convivial, et extrêmement accessible. En Amérique du Sud, c’est le deuxième sport le plus pratiqué après le football. » L’objectif est de démocratiser la discipline à travers tout le pays, toutes catégories sociales confondues.
Souvent décrit comme un cousin du tennis, le padel se joue sur un terrain plus petit (20×10 mètres), entouré de vitres et de grillages. À mi-chemin entre le tennis, le squash et le badminton, ce sport rapide et spectaculaire permet de jouer toutes les surfaces après le rebond. Résultat : un jeu vif, acrobatique, physique mais aussi très ludique. Les règles de score sont les mêmes que celles du tennis. Si la compétition actuelle est majoritairement masculine, une épreuve féminine était initialement prévue mais a été annulée faute d’équipes inscrites. Un manque à combler d’urgence selon Zorkot. « Le développement du padel féminin est essentiel. Nous espérons avoir plus de joueuses engagées dans les éditions à venir », explique-t-il. Au-delà de l’événement, ce tournoi est perçu comme une vitrine pour propulser le padel en Côte d’Ivoire. Avec l’appui de la fédération, l’ambition est d’ouvrir davantage ce sport au grand public, de briser les clichés, et de créer une culture locale forte autour de cette discipline en pleine explosion mondiale.
A.KONE