Devant une assemblée de promoteurs de spectacles, il a annoncé des mesures drastiques qui prendront effet dès le 1er septembre 2025. Une véritable révolution pour le secteur, visant à professionnaliser et sécuriser l’organisation d’événements culturels.
Face à ses interlocuteurs, le directeur général du palais de la culture a été clair : les concerts devront désormais démarrer à l’heure fixée. Une heure limite sera établie et, passé ce délai, l’alimentation électrique sera tout simplement coupée. « Cette mesure est une réponse directe à l’explosion de la facture d’électricité du palais, qui est passée de 80 millions à 120 millions de francs Cfa par an », a révélé. Koné Dodo qui a aussi pointé du doigt les abus, évoquant des concerts où la consommation d’électricité pouvait atteindre 2 millions de francs Cfa pour une seule soirée. « C’est trop », a-t-il affirmé, en justifiant cette décision comme un pas vers une meilleure gestion.
Continuant ses explications, le directeur général du palais de la culture a également abordé la question de la sécurité du public. Il a fustigé la pratique de la survente de billets où des salles prévues pour 4 000 spectateurs se retrouvent avec une foule de 7 000 personnes. Une situation qui crée un risque majeur en cas de drame. « Imaginez qu’il y ait un drame », a-t-il lancé, visiblement préoccupé.
Pour remédier à cette situation, il a annoncé le retour de Sipresc Group, une entreprise spécialisée dans la production de billets et le contrôle des entrées. Cette solution, bien que provisoire en attendant un appel d’offres, vise à restaurer la confiance et à mettre fin à la vente en ligne de billets non contrôlés.
Parmi les autres interdictions majeures, celle de la vente de nourriture dans les salles. Koné Dodo a dénoncé une pratique jugée contraire aux bonnes pratiques. Certains promoteurs, a-t-il dit, font venir des restaurateurs pour cuisiner directement sur place. « Nous n’allons plus tolérer cela », a-t-il fermement déclaré. Cette décision s’inscrit dans la volonté de maintenir le palais de la Culture comme un lieu de spectacles, non de restauration.
Il a également salué le soutien de la ministre de la Culture, Françoise Remarck, qui soutient de nombreux artistes en prenant en charge une partie des frais de location. « Un geste souvent méconnu du public », a-t-il déclaré. Ces annonces marquent un tournant pour le palais de la Culture, qui cherche désormais à allier créativité, rentabilité et sécurité, pour le bien du public et des artistes.
Eric KOUAKOU