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Dans un communiqué officiel, l’instance mondiale a détaillé la répartition de cette enveloppe record. Chaque nation qualifiée percevra d’abord une prime de préparation de 1,5 million de dollars (environ 900 millions de francs Cfa), destinée à couvrir les stages, la logistique et la montée en puissance avant la compétition. Mais l’essentiel des gains se jouera sur le terrain. 655 millions de dollars, près de 393 milliards de francs Cfa, seront redistribués sous forme de primes de performance. Le futur champion du monde touchera 50 millions de dollars (environ 30 milliards de francs Cfa), auxquels s’ajoutent les frais de préparation. Une somme jamais atteinte dans l’histoire du football.
Le finaliste malheureux repartira avec 33 millions de dollars (près de 20 milliards de francs Cfa tandis que les demi-finalistes et quarts de finalistes verront également leurs comptes largement crédités. Même les équipes éliminées dès le premier tour ne seront pas oubliées : chacune recevra 9 millions de dollars (environ 5,4 milliards de francs Cfa). À titre de comparaison, lors du Mondial 2022, l’Argentine championne du monde avait empoché 42 millions de dollars (environ 25 milliards de francs Cfa), tandis que la France, finaliste, avait touché 30 millions de dollars (près de 18 milliards de francs Cfa). En quatre ans, la FIFA a donc considérablement revalorisé la compétition, portée par l’élargissement à 48 équipes et par des revenus commerciaux en forte croissance.
Enjeu financier colossal pour les nations africaines. Pour les sélections africaines, la Coupe du monde 2026 représente bien plus qu’un défi sportif. Avec neuf places directes désormais garanties pour l’Afrique, les retombées financières deviennent un levier stratégique majeur. Une simple qualification assurera à chaque fédération un minimum de 900 millions de francs Cfa, avant même le premier coup d’envoi, puis plus de 5 milliards de francs Cfa (9 millions de dollars) en cas d’élimination au premier tour.
Des montants capables de transformer durablement le football local (financement des infrastructures, développement des centres de formation, paiement des primes des joueurs et du staff), mais aussi stabilité financière des fédérations souvent dépendantes des subventions étatiques.
Pour les équipes capables d’aller plus loin dans la compétition, l’impact est encore plus significatif. Une qualification en huitièmes ou en quarts pourrait représenter l’équivalent de plusieurs années de budget fédéral pour certains pays. De quoi expliquer l’intensité croissante des éliminatoires et la pression autour des bancs de touche.
En 2026, avec plus d’équipes, plus de matches et surtout plus d’argent, la Fifa montre clairement que la conquête du trophée le plus convoité du football mondial n’a jamais valu aussi cher. Pour les nations africaines, l’enjeu dépasse désormais le prestige. Il est aussi économique, structurel et, pour certaines fédérations, vital.
E.KOUAKOU