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Face à une foule venue nombreuse, la candidate a déroulé un discours offensif, engagé et porteur d’un projet structuré. Elle a mis en avant sept engagements, qui selon elle, doivent servir de socle à la Côte d’Ivoire de demain.
« Ce projet, nous l’avons conçu ensemble. Il est le fruit d’une écoute du peuple ivoirien et d’une vision partagée pour construire un pays juste, stable et prospère », a déclaré d’entrée l’ancienne Première dame, investie candidate à l’élection présidentielle depuis le 30 novembre 2024.
Alors que les principales figures de l’opposition ont été disqualifiées, Simone Gbagbo figure, aux côtés de Pascal Affi N’Guessan, parmi les rares personnalités encore éligibles. Présente sur la liste électorale, elle incarne aujourd’hui une option sérieuse pour porter la voix de l’opposition ivoirienne. Un statut qu’elle ne minimise pas. « Je suis candidate, et n’en doutez pas, la victoire est à portée de main », a-t-elle assuré devant ses partisans, dont certains supportaient mal qu’elle mette en péril sa candidature en refusant de participer à la formation de la CEI.
Pour Simone Gbagbo, cette élection présidentielle de 2025 est d’une importance particulière. Elle affirme vouloir restaurer la démocratie et l’équilibre républicain dans un contexte où, selon ses mots, le cadre électoral serait « taillé sur mesure pour et par le parti au pouvoir ».
« Nous sommes confrontés à un arbitre des élections partisan, une liste électorale peu fiable, un mécanisme anticonstitutionnel de parrainage, un découpage électoral inéquitable », a-t-elle dénoncé, avant d’appeler à une mobilisation nationale pour « faire entendre la voix souveraine du peuple ivoirien ».
Sept engagements
Mais au-delà des critiques, Simone Gbagbo veut incarner une offre politique cohérente. Le cœur de son intervention a été consacré à la présentation de son programme, structuré autour de sept grands axes. Elle promet de moderniser l’administration publique, de rendre l’économie « maîtrisée par les Ivoiriens », et de relancer l’industrie locale en misant sur des chaînes de valeur capables de créer des emplois et de soutenir la croissance.
Elle veut également renforcer la cohésion sociale, accorder une place centrale à l’éducation, à la culture, au sport et au tourisme. Et surtout, elle insiste sur la nécessité d’une gestion écoresponsable du territoire. « Nous avons besoin de protéger nos terres, nos ressources, notre environnement. Il ne s’agit plus de parler, mais d’agir », a insisté l’ex-député d’Abobo.
L’une des priorités de son programme reste aussi la justice sociale, notamment la question foncière, souvent source de conflits dans plusieurs régions. « Je me suis engagée à défendre les droits des plus vulnérables et à restaurer la justice foncière pour toutes les communautés », a-t-elle rappelé.
Pour Simone Gbagbo, ce programme ne doit pas rester théorique. Elle affirme que son équipe est prête, que les documents sont finalisés et que la mise en œuvre peut démarrer dès son élection. « Ce sont là les sept engagements que je prends vis-à-vis du peuple ivoirien ; des engagements que j’honorerai avec détermination », a-t-elle promis. « Il nous appartient de tous nous mobiliser dès à présent pour bâtir cette nation nouvelle, transformée, intégrée dans une Afrique souveraine, digne et prospère », a lancé la présidente du MGC à la foule.
E.KOUAKOU