Parmi eux figurent les sélectionneurs de Côte d’Ivoire Emerse Faé et de l’Arabie Saoudite Hervé Renard. Ils révèlent les secrets de la longévité de Gasset et parlent des qualités de l’entraîneur héraultais. Son adjoint (2022-2024) puis successeur en équipe de Côte d’Ivoire Émerse Faé se souvient qu’ils étaient « comme un père et son fils ». « Dans le contrat qu’on avait “signé”, il était là pour me préparer à récupérer l’équipe. Quand on voit la carrière qu’il a eue, pour moi c’était un modèle. On avait commencé l’aventure ensemble. C’est lui qui a monté ce groupe, c’est lui qui l’a façonné pendant un an et demi. Et le fait qu’il parte en plein milieu de la compétition n’enlève rien au rôle qu’il a eu dans ce succès (à la Can 2023, Ndlr). Sa décision de quitter le navire, c’était avant tout parce qu’il s’était rendu compte qu’après la défaite face à la Guinée équatoriale, ça aurait été compliqué de continuer avec lui. De suite, après le match, il a donné sa démission au président de la Fédération. Il a pris sa décision seul. Comme s’il voulait mettre la responsabilité sur lui pour qu’après son départ, le peuple soit derrière nous », explique Faé sur sofoot.com.
Et de révéler : « C’est lui qui a estimé que c’était la meilleure chose pour que le pays réussisse sa Can, que ça nous libérerait, et qu’on ne pouvait pas se permettre de jouer avec le peuple à dos. C’est comme s’il voulait mettre la responsabilité sur lui pour qu’après son départ, le peuple soit derrière nous ». Le sélectionneur des Eléphants confie qu’avec Jean-Louis, « vous apprenez sur la manière de structurer des stages et des séances. Mais là où vous apprenez le plus, c’est sur le management. Il a tellement de vécu, d’expérience ». « Même en partant, alors qu’on était tous dans l’émotion, dans la déception, il m’a embrassé et, sans entrer dans les détails, il m’a encore donné un conseil qui m’a été très utile pour la suite. Humainement, Jean-Louis, il est ce qui se fait de plus rare dans le foot. Il est d’une honnêteté, d’une bienveillance et d’une générosité… », insiste-t-il.
Confrère et vieille connaissance de Gasset, Hervé Renard qui a beaucoup d’estime pour lui, estime que c’est « un monsieur du football français ». « Je l’ai connu il y a très longtemps parce qu’il était entraîneur de la réserve de Montpellier, et j’ai joué à Vallauris. Lorsqu’il avait été nommé en Côte d’Ivoire, le président de la Fédération m’en avait parlé et j’avais dit que c’était quelqu’un qui avait du charisme, qui allait bien s’intégrer en Afrique. C’est un monsieur du football français et j’aime bien sa façon d’être : quand il a quelque chose à vous dire, il n’y va pas par quatre chemins et il y va direct. Il a montré que les entraîneurs français n’étaient pas plus bêtes que les autres », soutient l’entraîneur français qui a remporté la Can à deux reprises, avec l’équipe de Zambie en 2021 et la Côte d’Ivoire en 2015.
Axel KONE