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Les grandes artisanes de cette entame réussie sont Ruth Gbagbi et Nabintou Koné, sacrées championnes d’Afrique dans leurs catégories respectives. Une performance qui confirme une nouvelle fois le statut de la Côte d’Ivoire parmi les grandes nations africaines du taekwondo. La moisson ivoirienne a été complétée par la médaille d’argent de Mariama Cissé, tandis qu’Astan Bathily, Mohamed Konaté et Hakim Konaté ont décroché le bronze après leur parcours jusqu’aux demi-finales.
Ces premiers résultats sont le fruit d’une préparation intensive mise en place par la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (Fitkd). Sous la supervision de la Directrice Technique Nationale, Aminata Doumbia-Traoré, les athlètes ont effectué un stage de haute intensité à la Fondation Siacado à Abidjan, Centre régional de développement technique du taekwondo pour l’Afrique de l’Ouest.
Durant une semaine, les 18 athlètes engagés en kyorugi (combat), en poomsae ainsi que les para-athlètes ont multiplié les séances d’entraînement afin de peaufiner leur condition physique, leurs automatismes et leurs stratégies de combat. Le regroupement s’est tenu sous la direction du Grand Maître Siaka Coulibaly. Pour Aminata Doumbia-Traoré, ce stage poursuivait un double objectif : renforcer la cohésion de l’équipe nationale et affiner les schémas tactiques avant le rendez-vous continental. « Nous avons voulu créer une véritable unité autour de l’équipe nationale afin que les athlètes arrivent prêts physiquement, techniquement et mentalement », a-t-elle expliqué.
Selon la Dtn, ce travail a favorisé une forte émulation entre les anciens et les nouveaux sélectionnés, tout en consolidant l’esprit de groupe. « Aujourd’hui, l’équipe nationale forme un bloc. Les athlètes se soutiennent, travaillent ensemble et ont pleinement compris la mission qui leur est confiée », a-t-elle souligné. Au-delà de l’aspect physique, l’encadrement technique a accordé une attention particulière aux ajustements tactiques et aux révisions techniques. Une approche qui nourrit de grandes ambitions pour la suite de la compétition. « Si les athlètes reproduisent en compétition ce qu’ils ont montré durant ce stage, la Côte d’Ivoire peut sérieusement viser le titre continental », a assuré la responsable technique.
Cette ambition est également portée par le capitaine de la sélection nationale, Aaron Kobenan, déterminé à retrouver son trône continental. « Nous sommes prêts. Nous nous sommes entraînés dans d’excellentes conditions avec plus de deux séances quotidiennes. L’état d’esprit est excellent et nous allons défendre les couleurs de la Côte d’Ivoire avec détermination », a-t-il déclaré.
Le capitaine a également salué l’engagement du président de la FIitkd, Maître Jean-Marc Yacé, dont le soutien constant a contribué à offrir aux athlètes les meilleures conditions de préparation. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple cadre sportif. « Le plus important est de donner le meilleur de nous-mêmes et de revenir avec des médailles pour honorer notre pays », a-t-il insisté.
Même détermination du côté de Mariama Cissé. Déjà vice-championne d’Afrique, la taekwondo-in ivoirienne nourrit désormais l’ambition de monter sur la plus haute marche du podium. « Cette fois-ci, je veux la médaille d’or. Nous avons travaillé sérieusement dans une ambiance professionnelle et je me sens prête pour ce championnat », a-t-elle confié. Avec deux titres africains dès la première journée, la délégation ivoirienne affiche clairement ses ambitions à Bamako : reconquérir les sommets du taekwondo continental et confirmer son rang parmi les références africaines de la discipline.


A.KONE