La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs anciens dirigeants, dont Légré Charles, Séhi Sébastien et Joseph Gnankouri, président de l’Association des anciens footballeurs du club. Dans une déclaration lue par l’ancien secrétaire général Assémian Kassi, les initiateurs ont expliqué que leur démarche est née d’une conviction partagée : « L’Africa Sports d’Abidjan appartient à toute la famille Oyé, et non à un clan. »
Selon eux, le club traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. « Quatre années de gestion marquées par l’opacité, la division, l’exclusion et l’absence de vision ont plongé notre club dans une crise sans précédent. Les performances sportives s’effondrent, les structures se délitent et la cohésion entre les membres s’effrite de jour en jour », a déclaré Assémian Kassi.
Malgré plusieurs tentatives de médiation et des propositions de dialogue restées sans réponse, les initiateurs affirment avoir été confrontés au « silence » du comité exécutif actuel. Les responsables de la coalition appuient leur initiative sur plusieurs constats. D’abord, ils rappellent que les statuts de l’Africa Sports consacrent son caractère associatif et démocratique. Ils évoquent ensuite les décisions non appliquées de l’Assemblée générale élective de novembre 2021, ainsi que la perte de confiance des supporters. Mais le point le plus sensible concerne l’âge du président en exercice, Kuyo Téa Narcisse, qui atteindra 70 ans le 27 octobre 2025, âge limite fixé par l’article 10.1 du règlement intérieur. « À compter du 27 octobre 2025, l’Africa Sports d’Abidjan se retrouvera sans président légalement en exercice. », a martelé M. Assémian.
La coalition estime par ailleurs que le processus électoral en cours, conduit sous sa responsabilité, est entaché de partialité et ne saurait être reconnu. Pour éviter un effondrement institutionnel, les initiateurs du mouvement annoncent trois décisions majeures : Lancer un sursaut collectif, fondé sur la concertation et le rassemblement des différentes composantes du club, mettre en place un Comité de sauvetage provisoire, chargé d’assurer la gestion courante et de préparer la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire ouverte à tous, associer étroitement la Fédération ivoirienne de football (Fif) à ce processus afin d’assurer un accompagnement institutionnel et garantir une sortie de crise durable.
A.KONE