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Dans une finale serrée, marquée par la qualité des échanges et une rigueur tactique constante, Onclin a fait la différence dans les jeux décisifs. Plus tranchant dans les points importants, il s’adjuge le trophée de cette édition 2026 de l’Open d’Abidjan, confirmant sa solidité sur le circuit secondaire. La rencontre s’est tenue devant un public nombreux, en présence de plusieurs figures du sport ivoirien et de partenaires institutionnels. Le président de la Fédération ivoirienne de tennis, Sylver Koyo, a salué une organisation réussie, tout en insistant sur les défis structurels du tennis national. « Nos jeunes progressent, mais il est essentiel de renforcer les compétences techniques, notamment chez les entraîneurs. L’accès aux infrastructures reste également un enjeu majeur », a-t-il rappelé.
Même satisfaction du côté des partenaires, à l’image de la structure Kaydan, qui a salué la qualité du plateau et l’attractivité croissante du tournoi. Représentant le ministère des Sports, Doumbia Adama a, lui, souligné l’importance de ces compétitions pour le rayonnement de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale, tout en réaffirmant le soutien de l’État au développement du tennis. Mais au-delà du sacre d’Onclin, le tournoi laisse un goût d’inachevé pour Eliakim Coulibaly, numéro un ivoirien. Éliminé dès le premier tour en simple, il a également échoué en finale du double aux côtés du Français Calvin Hemery, battu par la paire Michael Geerts – Niels Visker (6-3, 7-6) après 1h20 de jeu. Malgré une résistance notable, le tandem ivoiro-français a cédé en deux sets.
Ce bilan contraste avec les attentes placées en Coulibaly, figure montante du tennis national. Et c’est précisément là que se situe l’enjeu majeur de la semaine. Dès ce lundi 27 avril, le regard se tourne vers l’Atp Challenger 75 Côte d’Ivoire 2, également disputé sur les installations du Sofitel Hôtel Ivoire. Pour Coulibaly, ce deuxième tournoi consécutif représente bien plus qu’une simple opportunité de rebond. Il s’agit d’un test de caractère et de confirmation. Face à un plateau relevé, le numéro un ivoirien doit démontrer sa capacité à franchir un cap, à domicile, dans un contexte où l’attente du public et des observateurs est forte.
Le Challenger 75 offre un niveau de compétition plus élevé, avec des points Atp plus importants à la clé. Une performance solide permettrait à Coulibaly de relancer sa dynamique, mais aussi de consolider son statut de leader du tennis ivoirien. À l’inverse, une nouvelle contre-performance poserait la question de sa régularité au haut niveau. Après le sacre d’Onclin, place désormais à un nouveau défi, plus exigeant encore. Et pour Eliakim Coulibaly, l’heure n’est plus à l’apprentissage, mais à l’affirmation.
A.KONE