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Au-delà des deux buts, c’est le timing et le contexte qui impressionnent. Monaco avait besoin d’un signal. Il est venu d’un joueur arrivé il y a à peine quelques semaines. Tout part d’une perte de balle d’Abakar Sylla. Folarin Balogun récupère, centre, le ballon est repoussé par Anthony Lopes. Adingra suit, ajuste et ouvre son compteur sous ses nouvelles couleurs. Trois minutes plus tard, même scénario d’efficacité. Aleksandr Golovin intercepte au milieu, fixe, décale à gauche. Adingra contrôle, frappe croisée. Lopes est battu. En quelques instants, le stade bascule. La semaine précédente, lors du derby perdu sur la pelouse de l’Ogc Nice, l’Ivoirien était passé à côté. Cette fois, il a répondu présent. Et avec autorité.
En conférence de presse, l’entraîneur monégasque Sébastien Pocognoli n’a pas caché sa satisfaction. Il rappelle qu’il a personnellement poussé pour ce recrutement. La raison est simple : la polyvalence. Adingra peut évoluer à droite, à gauche, en soutien de l’attaquant, voire piston. Dans un effectif touché par plusieurs absences, cet atout pèse lourd. « Elle n’est pas surprenante », explique le technicien belge à propos de son adaptation. « Je le connais très bien et j’ai vraiment appuyé pour qu’on puisse le recruter car sa polyvalence était un atout très important au vu du nombre d’absences dans le groupe. C’est l’argument numéro un, et quand Simon est apparu sur la liste des joueurs disponibles, j’ai dit qu’il était très intéressant, car il sait jouer à droite, à gauche, en soutien de l’attaquant ou bien piston. Dans un match où on domine, on a pu voir toutes ses qualités offensives, donc je suis très content de sa prestation, également sur le plan défensif », a-t-il révélé à madeinmonegasque.ouest-france.fr. Les faits démontrent qu’Adingra n’est pas qu’un joueur de coups d’éclat. Il entre déjà dans le cadre collectif.
Monaco dispose d’une option d’achat estimée à 17 millions d’euros (environ 11 151 269 000 de Fcfa). Autrement dit, chaque performance compte. Pour le club, il s’agit d’évaluer rapidement si l’investissement vaut la peine dans la durée. Pour le joueur, l’objectif est limpide : transformer l’essai. À 24 ans, Adingra joue gros. Réussir en Ligue 1, dans un club qui vise la Ligue des Champions, peut changer une trajectoire. Échouer l’exposerait à un nouveau départ et à une forme d’instabilité. Ce succès face à Nantes permet à l’As Monaco de se replacer dans la course à l’Europe. Le club pointe à la 7e place avec 31 points. Rien n’est acquis. La concurrence est dense, la régularité indispensable. L’équipe doit encore gagner en maîtrise. Mais une chose est sûre, Monaco a retrouvé de la percussion sur les ailes.
Le calendrier ne laisse aucun répit. Un déplacement à Lens en championnat. Puis un choc européen face au Paris Saint-Germain ce mardi soir. C’est là que l’on verra si l’adaptation de Simon Adingra est un feu de paille ou le début d’une montée en puissance. Pour Monaco, l’enjeu dépasse un simple doublé. Il s’agit de sécuriser une place européenne et de stabiliser un projet sportif ambitieux. Quant à Adingra, c’est une entrée réussie. Mais maintenant, il faut confirmer.
Axel KONE