Une enquête du média d’investigation Gotham City révèle que les procureurs du canton de Fribourg ont été contactés en février dernier par le Bureau de communication en matière de blanchiment pour leur signaler que le secrétaire général de la Caf aurait « à plusieurs reprises obtenu des bonus bien plus élevés que le maximum fixé dans son contrat de travail (…), et reçu l’entièreté de ces bonifications et salaires sur une variété de comptes suisses ».
Il est également fait mention d’un « mécanisme de transferts entre comptes personnels et de sorties de fonds sous forme de retraits en espèces ». La même source précise, par ailleurs, que les accusations de gestion déloyale au profit du secrétaire général de la Caf s’accompagnent de possibles actes de fraude financière, avec des liens présumés à la corruption privée.
Sale temps pour le patron de l’administration de la Caf déjà accablé par une autre enquête au sein de l’organe faîtier du football africain. Elle concerne les allégations de violation de son règlement interne de gouvernance et d’audit concernant un rapport ayant traîné plusieurs mois dans les couloirs de l’instance panafricaine. Ce rapport de la Caf indique que, le Suisso-congolais serait accusé de délits d’ordres financiers. Le secrétaire général de la Caf aurait même tenté d’étouffer l’affaire pour que ce rapport ne sorte pas. Plusieurs sources indiquent que M. Omba pourrait très vite être relevé de ses fonctions sur recommandation de la commission d’audit et de conformité.
Le Sg de la Caf n’est pas resté silencieux après les révélations du média en ligne. Il a expliqué sur son compte X que les virements bancaires visés par l’enquête étaient « légitimes et traçables », qu’ils « ont été effectués en toute transparence », et qu’ils correspondent à des « salaires et bonus » reçus de la Caf au titre de sa fonction de secrétaire général. Veron Mosengo-Omba est souvent présenté comme un proche de Gianni Infantino, le président de la Fifa.
A.K.