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Ce décret, adopté sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) et présenté en Conseil des ministres par le ministère de l’Intérieur, date du 30 juillet dernier.
Il touche trois volets essentiels pour l’organisation et la crédibilité du contrôle, dont l’un concerne directement la structuration et le fonctionnement des bureaux de vote. Selon le texte, chaque bureau de vote comprend un président et deux secrétaires désignés par la CEI. De plus, « chaque candidat ou liste de candidats peut désigner, au titre de ses représentants, un titulaire et un suppléant dans chaque bureau de vote ».
Au titre du fonctionnement, l’article 5 du décret précise que « le bureau de vote comprend un kit de bureau de vote, une boîte d’archives et du matériel électoral ». Le président du bureau est l’autorité chargée d’exercer la police, de veiller au bon déroulement du contrôle et d’en garantir la régularité et la transparence.
Ses responsabilités sont nombreuses : assurer la police du scrutin, organiser et contrôler le dépouillement, établir le procès-verbal, proclamer les résultats provisoires dans le bureau, transmettre les résultats et toutes les informations à la Commission électorale locale, ainsi que gérer et restituer le matériel électoral.
Le président est assisté par deux secrétaires et peut être remplacé, en cas de besoin, par le secrétaire le plus âgé. Par cette décision, l’exécutif entend donner un cadre juridique et organisationnel clair à l’élection présidentielle.
L’adoption de ce texte intervient dans un contexte sociopolitique tendu. Le rayonnement des personnalités de premier plan comme Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam de la liste électorale continue d’alimenter les controverses. Leurs partisans y voient une stratégie de verrouillage du jeu politique, tandis que le camp présidentiel insiste sur le respect des décisions de justice et la légitimité des institutions.
Au total, 60 candidatures ont été déposées auprès de la CEI, parmi lesquelles celles du président sortant Alassane Ouattara, mais aussi de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam, chiffres majeurs de l’opposition. Conformément aux dispositions constitutionnelles, le Conseil constitutionnel doit publier, au plus tard le mercredi 10 septembre, la liste définitive des candidats retenus pour le scrutin d’octobre.
Axel KONE