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Dans une déclaration solennelle le mardi 16 septembre 2025, à Abidjan, le candidat a exprimé sa gratitude envers ses partisans, notamment les collecteurs de parrainages, les militants et les électeurs qui lui ont accordé leur soutien. « Grand merci à tous ceux qui ont permis de surmonter les nombreux pièges du processus de parrainage », a-t-il déclaré.
Dans l’atmosphère qui prévaut, Don Mello voudrait réunir autour de lui les présidents du PPA-CI, du PDCI-RDA et du FPI, dont les candidatures ont été invalidées par le Conseil constitutionnel, face au candidat du RHDP, le président sortant.
Il a la certitude qu’une telle mobilisation, non seulement va déboussoler le pouvoir en place, mais reste la solution pacifique et démocratique pour barrer la route au quatrième mandat « illégal et anticonstitutionnel » d’Alassane Ouattara et changer la nature du régime.
Dr Don Mello a toutefois déploré l’invalidation de plusieurs candidatures majeures, dont celles de l’ex-Président Laurent Gbagbo, président du Ppa-CI ; du président du Pdci-Rda, Tidjane Thiam ; de l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, président du Fpi, ainsi que d’autres figures politiques et indépendantes. Selon lui, « l’instrumentalisation de la justice » et la « gouvernance de parti-État » ont compromis l’équité du processus, laissant « un goût amer sur le jeu démocratique ».
Sous le signe de la concertation
Partagé entre « la résignation » et « la bataille dans les urnes », Dr Ahoua Don Mello a confié symboliquement sa candidature à trois personnalités recalées : Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan. Il a également appelé à une large concertation incluant la société civile, les jeunes, les paysans, les commerçants, les victimes des crises politiques successives ainsi que les prisonniers politiques. « Ma candidature est celle de tous les souverainistes et panafricanistes qui souhaitent une Côte d’Ivoire nouvelle dans une Afrique nouvelle », a-t-il affirmé.
Face à la perspective d’un quatrième mandat du Président sortant, Alassane Ouattara, Dr Don Mello a estimé que le choix des Ivoiriens reposait sur deux voies : « l’affrontement hors des urnes ou la bataille dans les urnes ». Tout en reconnaissant les risques de fraude électorale, il a assuré disposer de solutions technologiques pour y faire face, rappelant son rôle dans la lutte contre la fraude lors des scrutins de 2000 et 2010.
Concluant sa déclaration sur un ton solennel, le candidat a mis en garde contre une « Côte d’Ivoire enceinte d’une crise » et a exhorté à privilégier le dialogue, l’unité nationale et de nouveaux rapports équilibrés avec les puissances étrangères. « Plus que jamais, nous avons le devoir de bâtir ensemble notre destin commun », a-t-il lancé.
J.F.PAGNI