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Depuis plusieurs semaines, l’opinion publique ivoirienne est exposée à une série de publications présentées comme des « enquêtes journalistiques » sur le projet d’agro-forêt de Monogaga. Ces contenus ciblent simultanément l’État de Côte d’Ivoire, le Ministère des Eaux et Forêts, Roots Wild Foundation et son président, Hallal Bilal.
Dans une investigation menée par pressecotedivoire.ci auprès des parties directement impliquées dans le projet, notamment des responsables de Roots Wild Foundation, des acteurs techniques du projet Monogaga et des sources au sein du ministère des Eaux et Forêts, le portail d’information dn Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (Gepci) confronte les allégations diffusées abondamment sur les réseaux sociaux à la réalité des faits. Le média en ligne démontre à travers une analyse rigoureuse que ces publications sur la toile, sont purement une campagne de désinformation structurée, au service d’intérêts privés cherchant à manipuler l’opinion nationale et internationale.
A la vérité,le journalisme d’investigation repose sur des principes universels qui recommandent entres autres, la vérification des faits, la pluralité des sources, la consultation des documents officiels, le respect du contradictoire, la neutralité du ton. Or, dans la campagne de désinformation concernant le projet Monogaga, aucun des auteurs de ces publications n’a adressé de sollicitation officielle au Ministère des Eaux et Forêts. Encore moins une demande d’entretien formulée auprès de Roots Wild Foundation. Aucune volonté d’entendre la version des parties incriminées n’a été démontrée. Cette absence totale de démarche professionnelle disqualifie la prétention à l’enquête.
Le mythe des « 20 milliards FCFA » : une contre-vérité factuelle
L’un des points centraux de la polémique concerne un supposé financement public de 20 milliards FCFA que l’État de Côte d’Ivoire aurait accordé à Roots Wild Foundation. Après recoupement auprès de sources proches du dossier au ministère des Eaux et Forêts et de techniciens impliqués dans la rédaction de la convention, cette affirmation ne correspond pas aux termes contractuels.
Dans la réalité contractuelle, l’État ne verse aucun financement. La convention impose au concessionnaire de réaliser un état des lieux environnemental, élaborer un plan d’aménagement participatif, budgétiser les investissements nécessaires… Les financements doivent être mobilisés exclusivement auprès de partenaires privés et de bailleurs de fonds. Les montants évoqués correspondent à une estimation des investissements à mobiliser, et non à un décaissement public.
La vérité sur la redevance annuelle de 11 millions FCFA
Un autre élément volontairement instrumentalisé concerne la redevance annuelle d’environ 11 millions FCFA exigée du concessionnaire. Présentée comme un « cadeau » ou un « passe-droit », cette lecture est trompeuse. Des sources proches du dossier précisent qu’il s’agit d’une redevance imposée par l’État, alors même que celui-ci n’investit aucun franc dans le projet.
Cette redevance s’ajoute à des obligations lourdes notamment la mobilisation de financements privés estimés à plusieurs milliards, la restauration d’une forêt détruite à près de 97 %, la réintroduction d’espèces fauniques, l’aménagement écotouristique, l’accompagnement social des communautés riveraines. En clair, l’État demande à un acteur privé de réparer, financer et gérer, tout en s’acquittant d’une redevance annuelle. La source précise que ce modèle peut être débattu publiquement. « L’utiliser pour suggérer un favoritisme ou un enrichissement indu relève soit d’une méconnaissance volontaire des conventions, soit d’une stratégie délibérée de désinformation », fait-elle remarquer.
Une forêt déjà détruite avant le projet
Les sources rencontrées, tant au sein du projet qu’au ministère, convergent sur un point systématiquement passé sous silence : « la forêt classée de Monogaga était déjà détruite à près de 97 % avant toute convention ». « Pendant des décennies, elle a subi ventes illégales de parcelles, occupations anarchiques, lotissements clandestins et cessions de terres en pleine forêt classée. Monogaga a longtemps été un no man’s land administratif, marqué par l’absence de l’autorité de l’État », soutiennent-elles, avant de préciser et d’interroger : « Toute enquête sérieuse devrait poser cette question simple : qui a intérêt à faire échouer le projet de Monogaga ? »
La réponse à cette question indique que les attaques médiatiques actuelles profitent à des individus impliqués dans des transactions foncières illégales, à des acteurs sommés de libérer des emprises en forêt classée, et à des personnes exposées à des sanctions administratives ou judiciaires.
Hallal Bilal ciblé personnellement
En effet, ces attaques se concentrent de manière obsessionnelle sur le président de Roots Wild Foundation. Hallal Bilal est ivoirien, né en Côte d’Ivoire. Les insinuations identitaires relèvent de la stigmatisation, non de l’information. À 18 ans, ce passionné de faune et la sauvegarde de la biodiversité a créé Les Crinières d’Ivoire, un centre équestre dédié à la protection animale, à la sensibilisation environnementale et à l’éducation par l’écotourisme.
Cette initiative a contribué directement à l’action publique, notamment à travers la création de la Brigade Spéciale Équestre de la Police Nationale, la formation de jeunes ivoiriens et l’intégration de plus de 20 recrues dans cette unité. Hallal Bilal est impliqué dans des opérations emblématiques de sauvegarde de la faune, en appui direct au Ministère des Eaux et Forêts.
Il a mobilisé financements et expertises pour pallier l’absence de structures adaptées, notamment par la mise en place d’un refuge destiné à l’accueil et à la réintroduction d’animaux issus de la lutte anti-braconnage.
Son expertise l’a conduit à collaborer avec African Parks, organisation internationale de référence dans la gestion des aires protégées. Cette collaboration se poursuit.
Roots Wild Foundation : cadre, conventions et obligations
Créée en 2023, Roots Wild Foundation a signé plusieurs conventions avec l’État de Côte d’Ivoire, notamment pour Monogaga et Kani-Bandama Rouge. Des responsables de la fondation, interrogés par pressecotedivoire.ci, rappellent que l’organisation ne bénéficie d’aucun financement public direct et qu’elle est soumise à des obligations strictes, contrôlées par l’administration forestière. Ses actions de terrain, selon nos sources, sont documentées et accessibles au public via ses canaux officiels.
La fondation ne bénéficie d’aucun financement public direct.
Elle est tenue de mobiliser des investissements privés et de respecter des obligations contractuelles strictes.
Des actions concrètes et visibles
Au-delà des polémiques, le débat doit revenir aux faits.
Roots Wild Foundation se distingue par un fonctionnement structuré, une méthodologie professionnelle et des actions de terrain documentées.
Ses domaines d’intervention couvrent la protection de la faune, la lutte anti-braconnage, la restauration des écosystèmes, la recherche scientifique et l’appui aux communautés riveraines. Ses activités sont publiques et accessibles sur ses plateformes officielles Facebook (Roots Wild Foundation), Instagram (Roots Wild Foundation), Site web (www.rootswildfoundation.org)
Indices concordants d’une campagne organisée
L’examen des articles hostiles au projet, confronté aux informations recueillies auprès des acteurs du projet, de Roots Wild Foundation et du ministère des Eaux et Forêts, met en évidence une narration à sens unique, sans contradictoire institutionnel. L’examen des publications hostiles au projet Monogaga révèle une attaque répétitive et unidirectionnelle, l’absence totale de sources institutionnelles, une proximité manifeste avec des acteurs en conflit foncier, une synchronisation troublante avec certaines décisions administratives.
A la lumière de ces allégations, Roots Wild Foundation informe l’opinion nationale et internationale que les auteurs de cette campagne de désinformation, ainsi que les bénéficiaires directs, ont été formellement identifiés. Tout comme les circuits de diffusion, les relais médiatiques, les liens avec certains acteurs impliqués dans des litiges fonciers et les éléments matériels attestant de ces connexions.Dans les prochains jours, une communication publique détaillée, preuves à l’appui, viendra éclairer l’opinion sur les motivations réelles de cette campagne.
Monogaga ne saurait être réduit à un scandale. Il s’agit avant tout d’un projet de restauration environnementale engagé sur un site lourdement dégradé, dans un contexte où la désinformation et les résistances au retour de l’autorité de l’État semblent alimenter les controverses actuelles.



