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Dès l’ouverture, le ton était donné. Sous l’impulsion du député-maire Dr Emmou Sylvestre et de son conseil municipal, plus de 30 000 festivaliers ont répondu présents, confirmant l’ascension fulgurante de cet événement devenu, en seulement cinq ans, un rendez-vous culturel incontournable, informe une note de la Direction de la communication de la mairie de Port-Bouët, précisant que d’année en année, la mobilisation ne cesse de croître, traduisant un attachement profond des populations à ce moment de partage et d’identité collective.
Placée sous le thème « Paquinou 2026, pour une commune famille », cette édition a tenu toutes ses promesses. Dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, Port-Bouët a vibré au rythme de la diversité culturelle, accueillant des délégations venues du Canada, du Togo et de l’Inde. Une ouverture sur le monde qui n’a fait que renforcer l’esprit de cohésion sociale et de vivre-ensemble prôné par les organisateurs.
La richesse culturelle ivoirienne a également été magnifiquement mise en lumière à travers les prestations des groupes ethniques. Les communautés N’Zima et Agni Moronou, entre autres, ont offert des danses et rythmes traditionnels d’une grande intensité, plongeant le public au cœur des valeurs ancestrales. Par leurs costumes, leurs chants et leurs gestuelles, ces groupes ont su transmettre toute la profondeur du patrimoine culturel, suscitant admiration et fierté chez les spectateurs.
Mais Paquinou Port-Bouët Soleil, c’est avant tout une scène vivante où les émotions se succèdent et s’entremêlent. Le samedi, la fête a véritablement pris son envol avec Serges Kassy, qui a électrisé la foule dès les premières notes. Le public, conquis, a chanté et dansé à l’unisson, porté par une énergie communicative. Dans un tout autre registre, Guy Stéphane de l’Onction a offert un moment de grâce intense, plongeant les festivaliers dans une atmosphère de recueillement et d’adoration profondément émouvante.
Le dimanche, l’intensité est montée d’un cran avec la prestation magistrale de l’évangéliste et chantre Richard Kreme. Dans une ferveur rare, le public, debout, s’est laissé emporter par une vague de louanges vibrantes. Un moment suspendu, presque hors du temps, où spiritualité et musique ne faisaient plus qu’un. Puis, place à l’explosion d’énergie. John Kyffy, figure emblématique du « Zézé pop », a littéralement embrasé la scène. Son charisme et ses performances scéniques ont déclenché une véritable hystérie collective, transformant l’espace en une immense piste de danse à ciel ouvert.
Le clou du spectacle est survenu le lundi 6 avril. Dans une apothéose musicale, Yodé et Siro ont fait résonner le zouglou, cette identité culturelle ivoirienne qui rassemble et fait vibrer toutes les générations. Kedjevara a poursuivi sur cette lancée avec une prestation intense, maintenant le public dans une euphorie constante. Et pour couronner le tout, Gadji Celi Saint Joseph, le « King », a livré une performance magistrale, saluée par une ovation mémorable.
Au-delà des prestations artistiques, c’est toute une vision qui s’est exprimée à travers ce festival : celle d’une commune tournée vers l’unité, la valorisation de ses talents et l’ouverture au monde. Les mots du premier magistrat de la commune de Port-Bouët résonnent encore : « La culture est ce qui nous rassemble ». Un message également porté lors du lancement par Bintou Camara.
Représentant le Dg de la direction générale de la décentralisation et du développement local (Dgddl), Yapi Fidel, à la cérémonie de lancement le samedi 4 avril, elle a salué une initiative fédératrice, symbole de solidarité, de fraternité et d’espérance. Mme Camara a souligné l’importance de ces actions de proximité qui rapprochent les citoyens de leur administration, tout en renforçant le tissu social.
Paquinou Port-Bouët Soleil 2026 s’achève ainsi sur une note d’espoir et de fierté. Entre liesse populaire, moments de recueillement et performances inoubliables, cette 5e édition restera gravée dans les mémoires comme une célébration éclatante de la culture ivoirienne.
A.KONE