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Le jeudi 30 avril 2026 à Abidjan-Plateau, il était l’invité de Gouv’Talk, un rendez-vous d’échanges en ligne avec les membres du Gouvernement de Côte d’Ivoire initié par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG). Il a aussi annoncé qu’en matière de disponibilité de médicaments dans nos hôpitaux, le gouvernement travaille à les rendre disponibles, mieux faire en sorte que 30% des médicaments soient fabriqués localement, contre 6% actuellement.
Au titre des maladies infectieuses, a poursuivi Pierre N’Gou Dimba, le gouvernement œuvre à l’éradication des maladies telles que le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme d’ici à 2030. « La priorité du Président de la République est accordée à la santé. Il travaille à bâtir un système de santé robuste et de qualité. La santé en Côte d’Ivoire ne doit ni être un privilège ni un luxe, mais un droit. C’est pourquoi, il faut que les Ivoiriens aient confiance dans leur système de santé. Nous travaillerons à ce que la qualité des soins dispensés soit de mise, en faisant en sorte que le taux actuel de 82% de notre population qui vit à 5 km d’un centre de santé atteigne les 100/% », a insisté le ministre.
Le ministre a rappelé que sous le leadership du Président Alassane Ouattara et avec l’engagement constant du gouvernement, la Côte d’Ivoire a fait des progrès importants, ces dernières années, en transformant en profondeur son système de santé. En matière d’accès aux soins, le ministre a indiqué que le pays dispose d’un patrimoine de plus de 3 450 établissements dont 2 850 Établissements de Premier Contact (ESPC), plus de 102 établissements secondaires, 12 établissements publics nationaux : « La capacité et le plateau techniques de nos hôpitaux ont été renforcés. Aujourd’hui, 82% de la population ivoirienne vit à 5 km d’un centre de santé. On dénombre une réduction de 40% du taux de décès maternels depuis 2011 et 1,9 médecin pour 10 000 habitants ».
Concernant l’accès au sang, la réforme a ramené la poche à 3 000 FCFA.
À en croire le ministre, le gouvernement a travaillé sur la gouvernance du système de santé : « Grâce à la digitalisation qui a mis en place un système d’information hospitalière, nous avons amélioré le recouvrement des recettes et des ressources propres des hôpitaux ».
Au niveau des maladies comme le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, des résultats encourageants ont été atteints. « Par exemple, de nombreux Ivoiriens dorment sous des moustiquaires imprégnées, la morbidité et la mortalité liées au paludisme ont été réduites et les enfants de moins de 5 ans sont traités gratuitement », a noté Pierre N’Gou Dimba.
Parlant de la CMU, le ministre a affirmé qu’on compte 24 millions de personnes enrôlées et les facilités données au cours de l’année 2025 ont permis à plus de 2 millions de personnes de bénéficier des soins à des coûts réduits. Dans le cadre de l’opération zéro clinique illégale, plus de 800 cliniques illégales ont été fermées, a révélé le ministre. Une attention particulière est accordée à la lutte contre le cancer. En plus du Centre national de Radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO) qui fait des performances importantes aux standards internationaux avec des résultats très encourageants, le ministre a annoncé l’ouverture prochaine du Centre national de radiothérapie et d’oncologie médicale de Grand-Bassam.
Concernant les recrutements de personnel de santé, on est passé de 3 000 entrants à l’Institut national de Formation des Agents de Santé (INFAS) depuis 2021 à 20 000 entrants chaque année, a dit Pierre N’Gou Dimba. Comme perspectives, le gouvernement entend poursuivre les acquis en rapprochant les services de santé, en portant à 30 millions le nombre de personnes enrôlées à la CMU à fin 2026 et faire en sorte que la quasi-totalité de ceux qui sont enrôlés puissent bénéficier des soins grâce à la CMU.
Il s’agit aussi d’équiper en groupes électrogènes tous les hôpitaux qui n’en disposent pas, renforcer la formation par alternance et la formation continue des agents de santé, en poursuivant les recrutements pour avoir un personnel soignant en quantité et de faire passer la production locale de médicaments de 6% actuellement à 30% d’ici à 2030 pour avoir des médicaments dans nos hôpitaux à moindre coût.
Pierre Dimba a appelé les populations à composer le numéro vert 143 pour toutes plaintes. Non sans souligner que l’engagement du gouvernement est de construire un système de santé qui soit à la fois accessible, performant et instaure un humanisme dans nos établissements.
Eric KOUAKOU