|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Il faisait allusion au crash du Boeing 787 effectuant le vol Air India 171 entre la ville d’Ahmedabad en Inde et Londres, au Royaume-Uni, qui s’est produit peu après le décollage, le 12 juin 2025. Ce crash a causé malheureusement de nombreux décès : les douze membres de l’équipage et 229 passagers.
L’avion s’était écrasé précisément sur une école de médecine à proximité de l’aéroport. Ce qui a provoqué la mort de 19 personnes supplémentaires et une soixantaine de blessés. « Notre industrie continue d’avoir un excellent rapport de sécurité, malgré les événements que nous avons eus. Je peux vous assurer que ces événements sont très tragiques », a reconnu le directeur général. Il n’a pas omis les dispositions que l’Iata compte prendre pour améliorer la sécurité.
Le directeur annonce « plus d’études » pour mieux comprendre les circonstances des accidents. Mais également pour mieux appréhender le comportement de certains passagers relativement au non-respect des consignes de sécurité. Selon lui, lorsqu’un accident se produit ou une panne de l’avion survient et que l’ordre d’évacuation est donné par l’équipage, le plus important est d’évacuer l’appareil le plus rapidement possible. Il s’étonne que des passagers s’inquiètent d’abord pour leurs bagages. « Nous devons sortir de l’avion le plus vite possible. Il n’y a rien de plus valable dans votre bagage que votre vie », explique Willie Walsh.
Trouver une solution au ralentissement des livraisons d’avions
Outre les consignes de sécurité que les passagers doivent respecter, l’Association compte également renforcer le contrôle des avions qui sont affectés sur les lignes. Ce renforcement de la sécurité requiert la nécessité de trouver une solution à la problématique de l’approvisionnement en aéronefs neufs, à laquelle les compagnies font face.
Le directeur des opérations aériennes et techniques, Stuart Fox, impute ce problème au ralentissement des livraisons d’avions. Selon lui, cette situation qui est apparue en 2018 persiste et constitue désormais « l’une des contraintes structurelles majeures du secteur ». Il souligne que ce ralentissement qui était initialement comme une perturbation temporaire s’est transformé en un choc qui remodèle en profondeur les opérations des compagnies aériennes, la planification des flottes et les stratégies financières : « Le marché a accusé un déficit de 5 340 avions, soit une flotte manquante représentant plusieurs années de production ».
Selon Stuart Fox, la disponibilité des moteurs est considérée comme le principal goulot d’étranglement, avec un nombre record de moteurs d’anciens avions en maintenance, en attendant les nouvelles commandes. « Ce qui accroît fortement la demande de pièces détachées et met les réseaux de maintenance à rude épreuve », ajoute-t-il.
Il souligne par ailleurs que, parallèlement, les perturbations dans la fabrication des composants, la disponibilité de la main-d’œuvre et la logistique continuent de limiter les cadences de production, freinant la fabrication de moteurs au moment où le secteur en a le plus besoin.
A.KONE (avec sercom)