Toutefois, selon une source proche du dossier, les inscriptions piétinent un tout petit peu, à cause de la non maîtrise des documents à fournir pour le voyage en terre sainte de l’Arabie saoudite.
Et pourtant, le lundi 6 octobre 2025, lors de la conférence de presse animée par le commissaire du hadj, au siège de l’Institution religieuse à Cocody, celui-ci avait longuement insisté sur les pièces à fournir. A en croire l’imam Bachir Ouattara, pour réussir son inscription, chaque candidat devra se munir d’une copie numérique de la photo d’identité dont la taille est inférieure ou égale à 5 Mo, d’une copie numérique du passeport (page d’identité) dont la taille est inférieure ou égale à 5 Mo et dont la date d’expiration est supérieure ou égale au 31/11/2026.
Il a aussi fait savoir que les candidats locaux au Hadj doivent produire une copie numérique du certificat de résidence. Pour les candidats de la diaspora qui aspirent à effectuer le 5e pilier de l’islam au compte de l’édition 2026, a insisté le commissaire au Hadj, ils doivent être munis d’une carte consulaire, d’un titre de séjour ou d’un titre de résidence. Toutes ces pièces doivent être présentées sous une taille inférieure ou égale à 5 Mo. Ces documents visent à permettre à la Côte d’Ivoire d’organiser un Hadj respectant les normes saoudiennes. C’est d’ailleurs, a expliqué l’imam Bachir Ouattara, l’une des recommandations essentielles des autorités saoudiennes qui, tous les ans, apportent des innovations majeures à l’organisation du Hadj.
La preuve, le jeudi 6 novembre 2025, à Djeddah, il a été signé entre le Royaume d’Arabie Saoudite et la République de Côte d’Ivoire, une Convention relative à l’organisation pratique du Hadj 2026. Le document bilatéral, qui a servi de base à ce partenariat, définit les modalités logistiques et opérationnelles du pèlerinage à la Mecque. Les différentes clauses contenues dans la Convention font cas, entre autres mentions, du transport des pèlerins, leur hébergement, leur séjour, ainsi que la gestion des sites sacrés tels que Mina et le circuit cultuel.
A la cérémonie de signature dudit partenariat, la délégation ivoirienne était conduite par le Directeur général (Dg) des cultes, El Hadj Messamba Bamba.
La partie saoudienne était représentée par le vice-ministre du Hadj et de la Oumra, Dr Abdelfattah bin Souleymane Machat. A travers cet acte de coopération, les deux nations veulent assurer aux futurs pèlerins ivoiriens un accompagnement spirituel et logistique dans les meilleures conditions.
La Côte d’Ivoire, qui bénéficie du projet “Tarrik Makkah”, une initiative du gouvernement saoudien qui permet aux pèlerins d’accomplir les formalités aéroportuaires depuis leur pays d’origine, bénéficie toujours de son quota traditionnel. Pour l’édition 2026 du Hadj, le quota du contingent ivoirien reste toujours de 10 000 pèlerins dont 7 000 pour le contingent étatique et 3 000 pour les opérateurs privés. Quant au coût du hadj, il est maintenu à 3 250 000 Fcfa.
Axel KONE