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L’auditorium de la Cnps, première entreprise ivoirienne à être labellisée « Genre », a accueilli cette rencontre qui a réuni les travailleuses et travailleurs affiliés à la Cisl-Dignité, ainsi que des responsables syndicaux de base. L’objectif de la rencontre était de promouvoir la connaissance et l’appropriation de la C190 et des lois nationales sur les Vbg en milieu de travail auprès des membres de la Cisl-Dignité, ainsi que d’encourager la compréhension des mécanismes de protection contre les violences numériques en milieu professionnel.
« Il faut que celles et ceux qui subissent des violences puissent vraiment dénoncer. Nous devons mettre en place des mécanismes pour que l’on puisse signaler ces cas-là. Et c’est dans ce contexte que nous menons ces campagnes, afin que davantage d’hommes sachent de quoi il s’agit et sachent où aller lorsqu’ils sont victimes de violences en milieu professionnel », a expliqué Gaha Cyriaque, secrétaire national de la Cisl-Dignité, en charge de l’administration et coordonnateur de programme.
Yodé Gilles, responsable qualité à la Cnps, a indiqué qu’au niveau de la Caisse nationale de prévoyance sociale, des efforts sont faits pour que, dans les produits et prestations, l’approche Genre soit intégrée. « Depuis deux à trois ans, nous enregistrons zéro cas. Ce n’est pas faute d’existence. Nous améliorons le dispositif pour prendre en charge, ou du moins mieux détecter, les cas qui seraient cachés, parce que nous savons qu’il y en a. Nous recherchons donc les causes et envisageons de renforcer le dispositif de protection des victimes qui décideraient de dénoncer ces cas, afin de les protéger contre d’éventuelles représailles. Et je pense que nous allons travailler principalement sur cet axe », a-t-il expliqué.
Kobri N’Yobo Gisèle, présidente de la commission femme de la Centrale Dignité, a, pour sa part, souligné que la conférence vise à permettre aux participants de comprendre que les violences basées sur le genre sont des violations sévèrement sanctionnées.
Elle a indiqué qu’en Côte d’Ivoire, en 2024, selon les statistiques, environ 2 844 cas ont été signalés. « En 2024, les peines encourues vont d’un à dix ans d’emprisonnement. Ce sont des sanctions qui peuvent relever du domaine criminel, car au-delà d’un certain nombre d’années de peine, on sort du cadre correctionnel pour entrer dans le champ criminel », a-t-elle rappelé.
La conférence a contribué à vulgariser les principales dispositions des textes encadrant les Vbg en Côte d’Ivoire, à améliorer la compréhension des mécanismes de protection et à favoriser l’appropriation des différentes formes de harcèlement numérique ainsi que des outils permettant de les prévenir.
Enfin, les travailleuses et travailleurs ont été informés de leurs droits et des mécanismes de recours, les principales dispositions de la C190 et des textes nationaux ont été vulgarisées à travers des supports accessibles, la mobilisation syndicale contre les Vbg a été encouragée, et un espace de dialogue et de témoignage sur les réalités vécues a été créé.
Axel KONE