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Dans une interview accordée au quotidien VG, Helleland a exprimé sa défiance envers l’organisation antidopage mondiale : « L’AMA est régulièrement critiquée pour son manque d’intégrité et son inefficacité. Tant que l’Agence n’agira pas de manière transparente et ne s’engagera pas dans une véritable réforme interne, la Norvège ne devrait plus contribuer à son financement. Le gouvernement devrait suivre l’exemple des États-Unis et suspendre sa contribution. »
Ancienne vice-présidente de l’AMA, Helleland a quitté l’organisation dans un climat tendu, dénonçant un environnement de travail toxique et un processus d’exclusion qu’elle estimait être le fait de certains de ses collègues. Cette prise de position marque une nouvelle étape dans la remise en question de l’AMA, déjà sous pression de la part d’autres pays, notamment les États-Unis, qui ont récemment suspendu leur financement.
Anders Solheim, directeur de l’Agence norvégienne antidopage, a tenté de calmer le jeu en réponse aux propos de Helleland. Il a souligné que, malgré les critiques, « il n’existe actuellement aucune alternative viable à l’AMA ». Selon lui, réduire ou suspendre le financement de l’Agence ne garantirait pas nécessairement une amélioration de la situation : « Je crois et j’espère que l’AMA prendra les mesures nécessaires pour garantir un programme antidopage mondial efficace, exempt des attaques internes qui nuisent à son fonctionnement », a-t-il ajouté.
La contribution de la Norvège à l’AMA était estimée à près de 200.000 euros pour l’année 2024. Cette menace de suspension pourrait donc avoir un impact significatif sur les finances de l’Agence, déjà fragilisée par la contestation croissante de son efficacité et de sa gouvernance.
J.F.PAGNI