Aux côtés de plusieurs présidents de Associations nationales de football du continent et légendes africaines, des autorités ivoiriennes ont réhaussé de leur présence la cérémonie. Entre autres, la présidente du Sénat ivoirien, Kandia Kamissoko Camara, le ministre de la construction Koné Bruno et le président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel, Eugène Aka Aouelé.
A l’occasion, Idriss Diallo, le président de la Fif, a expliqué l’importance de cet édifice, qui ambitionne de devenir le « Clairefontaine à l’ivoirienne ». Ce projet, initié il y a plusieurs années sous l’égide de Jacques Anouma, ancien président de la Fif, se veut un pôle d’excellence. Le président Diallo a souligné : « Ce centre, que j’ai appelé à renaître très bientôt, servira de cadre et de pôle d’excellence pour le développement du football ivoirien. » Le patron de la Fif a expliqué que le centre technique pourra accueillir les équipes nationales et celles des clubs qui en feront la demande dans le cadre de leur préparation aux différentes compétitions.
« Mais notre objectif premier demeure la promotion et le renforcement des capacités du football des jeunes filles et garçons. Autant dire que ces travaux permettront de hisser le niveau du centre technique aux normes internationales, d’autant notre pays d’infrastructures ultramodernes, fonctionnelles à l’image de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui », a-t-il précisé. Idriss Diallo a conclu en rendant hommage au gouvernement ivoirien pour son soutien constant : « Ce centre permettra à nos jeunes de rêver et de s’épanouir à travers le football, dans un cadre à la hauteur de leurs ambitions. »
Infrastructures ultramodernes
Le coût des travaux, estimé à 2,6 milliards de francs Cfa, sera entièrement financé par la Fifa à travers son programme Fifa Forward 3.0. Les infrastructures ultramodernes seront prêtes d’ici mars 2026 et offriront aux jeunes talents, filles et garçons, un environnement propice à leur épanouissement sportif.
Le président de la Fifa Gianni Infantino est intervenu à travers une vidéo précisant que « ce geste symbolique marque le début d’un projet ambitieux porteur de dynamisme et d’avenir pour le football en Côte d’Ivoire ». Il a exprimé la fierté de la Fifa « d’accompagner ce projet qui témoigne de notre engagement constant à soutenir la construction d’infrastructures modernes qui sont indispensables pour professionnaliser le football et pour former une nouvelle génération de talents ».
Son représentant à la cérémonie, Gerson Fernandes, Directeur adjoint de la division Associations membres et Directeur régional Afrique, a réaffirmé l’engagement de l’organisation mondiale. « La Fifa sera toujours là pour vous accompagner, vous guider, vous aider et essentiellement aussi, pour vous financer. Quand la Côte d’Ivoire gagne, c’est l’Afrique qui gagne. Les enfants méritent d’avoir des opportunités. Ces filles et ces garçons méritent d’être dans un cadre propice à leur épanouissement. C’est à nous de faire en sorte, tous ensemble, qu’ils puissent véritablement réaliser leurs rêves… », a-t-il lancé à l’endroit de la fédération et de gouvernement ivoirien.
« Pièce manquante…»
De son côté, Veron Mosengo-Omba, Secrétaire général de la Caf, a salué la vision du président Diallo. « Je ne suis pas surpris, parce qu’un président qui vient d’un pays à vocation agricole comme la Côte d’Ivoire, il sait l’importance des pépinières. Ici, il est en train de créer la pépinière du football de ce pays. Si le football ne marche pas en Afrique, si ça ne marche pas en Côte d’Ivoire, c’est un échec pour la Caf et pour la Fifa. Ce projet, c’est aussi la pièce manquante dans le puzzle de l’héritage de la Can 2023 », a-t-il insisté.
Le ministre délégué en charge des Sports et du Cadre de vie, Adjé Silas Metch, s’est réjoui du fait que ce projet bénéficie de l’appui des faîtières mondiales et continentales du football, notamment la Caf et la Fifa. « Il apporte une réponse pratique à l’épineuse problématique du développement du football local », a-til doit, avant de souligner les retombées socio-professionnelles de cette initiative. « Ce projet vient apporter une réponse efficace à la qualité actuelle de notre football et vient renforcer le dispositif de détection et de formation de jeunes talents, le dispositif de recrutement, de formation des directeurs de jeu que sont les arbitres, sans oublier le renforcement des capacités des entraîneurs afin de les mettre au diapason des nouvelles approches en matière de théories d’entraînement et de gestion des hommes pendant les matchs », a-t-il ajouté. Selon lui, le Centre National Technique de Football sera un véritable instrument de développement humain.
La pose de cette première pierre symbolise un élan de renouveau pour le football ivoirien, qui aspire à briller sur la scène internationale. Ce projet, soutenu par la Fifa et la Caf, illustre une volonté collective de transformer les rêves des jeunes talents en réalité et d’élever le football ivoirien au rang des grandes nations sportives. La Côte d’Ivoire, hôte de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations des moins de 20 ans, se dote ainsi des infrastructures nécessaires pour pérenniser ses ambitions sportives tout en renforçant son rôle de locomotive du football africain.
A.KONE