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Face aux journalistes, le dirigeant sportif a déroulé une chronologie détaillée des faits et présenté ce qu’il qualifie « d’arguments formels » destinés à mieux informer le mouvement sportif ivoirien sur la situation de blocage qui prévaut au sein de l’instance olympique nationale. Selon Serge Vremen, cette crise, dont les prémices remontent à plus de deux ans, aurait pu trouver une issue après le communiqué du ministère des Sports en date du 29 avril 2026 et la décision de justice rendue le 30 avril 2026 ordonnant la réintégration des membres actifs du Cno-Civ écartés des instances.
Cependant, il accuse le Comité national olympique ivoirien d’avoir ravivé les tensions à travers un communiqué publié le 4 mai 2026, qu’il juge « contraire à l’esprit olympique » et remettant en cause les décisions prises après un long processus de concertation. Pour le président de la Fins, cette prise de position du Cno-Civ est « grave tant sur la forme que sur le fond », d’autant qu’elle pourrait, selon lui, compromettre les prochaines échéances olympiques, notamment les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 ainsi que les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Un mandat arrivé à expiration
Revenant sur l’origine du différend, Serge Vremen a rappelé que Georges N’Goan avait été élu président du Cno-Civ le 30 avril 2022 pour un mandat de quatre ans, conformément aux dispositions de la Charte olympique et des statuts de l’institution. À l’en croire, le mandat du comité exécutif est arrivé à expiration le 30 avril 2026, rendant nécessaire l’organisation d’une assemblée générale élective. Celle-ci avait été programmée pour le 2 mai 2026. Le conférencier affirme toutefois que plusieurs irrégularités ont été constatées lors du processus préparatoire à cette assemblée générale. Il soutient notamment que sa fédération n’a jamais reçu de convocation officielle pour prendre part aux travaux.
Au cœur du litige figure également la question de la reconnaissance de la Fédération ivoirienne de natation et sauvetage. Brandissant, le procès-verbal de l’AG élective du 7 octobre 2023, M. Vremen rappelle avoir été élu président de la Fins lors de l’assemblée générale élective du 7 octobre 2023 pour un mandat de quatre ans, en présence de représentants du Cno-Civ. Il accuse par ailleurs un groupe de personnes d’avoir produit de faux documents afin d’obtenir une reconnaissance internationale parallèle, alors même qu’aucune autre élection n’aurait été légalement organisée. Selon lui, le Tribunal arbitral du sport (Tas) de Lausanne, saisi dans cette affaire, a finalement conduit les parties vers un règlement amiable après que la fédération internationale eut reconnu avoir été induite en erreur. Celle-ci aurait ensuite rétabli officiellement la situation le 3 février 2026, en informant à la fois
Le président de la Fins pointe également plusieurs contradictions dans la posture du Comité national olympique ivoirien. Il affirme notamment que, devant la justice, l’avocat de la représentation locale du Cio a reconnu que la Fins demeurait un membre actif de l’institution, tout en contestant dans les faits sa participation aux assemblées générales. « Si la Fins est reconnue comme membre actif, pourquoi ne pas lui adresser de convocation ou produire une décision de suspension ? », s’est interrogé Serge Vremen qui a présenté également devant la presse, la lettre de Wolrd Aquatics le reconnaissant en tant que président de la Fins par. Il estime que cette situation traduit une volonté délibérée d’écarter la natation ivoirienne des instances décisionnelles du mouvement olympique national.
Le président de la Fins a également rappelé un précédent qu’il juge révélateur des tensions existantes entre sa fédération et le Cno-Civ. Selon lui, malgré l’attribution par le Comité international olympique de deux places universelles à la Côte d’Ivoire en natation pour les Jeux olympiques de Paris 2024, les athlètes ivoiriens concernés n’avaient finalement pas été inscrits dans la délégation officielle. Pour Serge Vremen, les textes du Cno-Civ sont pourtant explicites concernant les droits des membres actifs, notamment leur participation aux assemblées générales avec voix délibérative.
Le dirigeant sportif a également dénoncé ce qu’il considère comme des incohérences dans la gestion interne du Cno-Civ, citant notamment le cas des représentants de la commission des athlètes, dont les mandats sont expirés depuis 2020 alors qu’ils continueraient de siéger. En conclusion, Serge Vremen estime que cette crise dépasse désormais le simple cadre d’un différend sportif ou administratif. « Nous sommes face à une situation où le Comité exécutif du Cno-Civ semble vouloir imposer sa lecture des textes aux fédérations, au ministère et même aux instances internationales », a-t-il déclaré, invitant l’opinion sportive nationale à « tirer ses propres conclusions ».
Eric KOUAKOU