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Selon des sources proches du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI ), Charles Rodel Dosso, secrétaire général adjoint du parti en charge de la mobilisation de la société civile, est accusé ‘’d’atteinte à la sureté de l’Etat’’ et d’incitation à la révolte populaire ». Il lui est également reproché d’avoir participé « à une marche interdite ». Cette arrestation a rapidement suscité la réaction de son parti, qui a dénoncé une décision arbitraire. Dans un communiqué publié samedi, le PPA-CI a qualifié l’interpellation de son cadre de violation flagrante des droits fondamentaux.
« Si les services de sécurité avaient des faits à reprocher à Charles Rodel Dosso, celui-ci aurait dû être convoqué et entendu conformément aux lois et procédures en vigueur », a déclaré le parti de Laurent Gbagbo, fustigeant une arrestation menée sans respect du cadre légal. Le parti a également demandé la libération immédiate de Dosso et des deux membres de son cabinet arrêtés le même jour.
Dans la déclaration signée du secrétaire général, Gervais Tchéidé, le PPA-CI a alerté également l’opinion nationale et internationale sur la multiplication de ce qu’il qualifie de pratiques « autoritaires » du RHDP, qui, selon lui, mettent en péril le processus de réconciliation nationale. Pour le parti de Laurent Gbagbo, ces actions contribuent à fragiliser un climat politique déjà tendu en Côte d’Ivoire, à l’approche des élections présidentielles prévues pour 2025.
L’arrestation de Charles Rodel Dosso et son transfèrement à la MACA interviennent dans un contexte politique marqué par des tensions autour des réformes institutionnelles. L’incident rappelle la nécessité pour le gouvernement de garantir des libertés civiles et d’assurer un climat propice à la tenue d’élections inclusives et apaisées.
E.K.