Ils sont 943 étudiants sur un effectif total de 3 405 à avoir été ajournés à l’issue des examens d’État de la session 2026, pour insuffisance de résultats. Un chiffre qui suscite depuis plusieurs jours des réactions dans la presse et sur les réseaux sociaux, certains étudiants contestant les conditions dans lesquelles les résultats ont été établis.
Face aux interrogations, le directeur général de l’INJS, Habib Sanogo, a tenu à clarifier la position de l’administration. « Les résultats proclamés ne sont pas le fruit d’une décision arbitraire de l’administration », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse organisée dans la salle de réunion de l’Institut.
Pour la Direction générale, les résultats sont issus d’un processus académique encadré et non d’une décision prise unilatéralement par l’administration de l’INJS. Selon les explications fournies par le directeur général, le jury chargé de l’évaluation était composé de représentants de dix ministères. Les délibérations se sont appuyées sur les enseignements dispensés ainsi que sur les règles de validation en vigueur dans les différentes formations. Habib Sanogo assure ainsi que les résultats doivent être appréciés à l’aune des critères académiques applicables à tous les candidats.
Des copies et des notes consultables
Revenant sur les contestations exprimées par certains étudiants, la Direction générale indique avoir reçu une délégation d’étudiants ajournés afin d’entendre leurs préoccupations. Dans un souci de transparence, l’INJS affirme avoir exceptionnellement autorisé les étudiants concernés à consulter leurs relevés de notes et leurs copies. Une possibilité qui, selon la Direction générale, devait permettre de lever les éventuels doutes sur les résultats proclamés.
À l’issue de cette consultation, l’administration soutient que certaines copies présentaient des résultats largement insuffisants. Des cas de sujets reproduits sur les feuilles d’examen sans véritable traitement auraient également été constatés. Pour la Direction générale, ces éléments illustrent davantage des insuffisances individuelles que l’existence d’un dysfonctionnement généralisé du processus d’évaluation.
Malgré les explications et la possibilité de consulter leurs copies, certains étudiants ajournés ont décidé de poursuivre leurs démarches auprès de différentes autorités. Selon Habib Sanogo, des recours ont notamment été adressés au ministère de tutelle, à certains membres du gouvernement et, plus récemment, au Médiateur de la République. À ce stade, le directeur général affirme qu’aucun élément permettant d’établir l’existence d’une « irrégularité générale » dans le processus académique n’a été porté à la connaissance de la Direction générale. « Les résultats doivent être appréciés sur la base du mérite, des règles et des procédures académiques », a-t-il insisté.
L’appel à la sérénité
Tout en défendant le processus ayant conduit à la proclamation des résultats, la Direction générale appelle les étudiants ajournés à garder leur calme et à ne pas considérer cet échec comme une fin de parcours. Pour Habib Sanogo, un ajournement doit plutôt être perçu comme l’occasion d’identifier ses insuffisances et de mieux se préparer pour une prochaine tentative. L’INJS indique d’ailleurs que des possibilités de réinscription sont offertes aux étudiants concernés afin qu’ils puissent, à terme, retenter leur chance au concours.
À travers cette mise au point, la Direction générale entend donc réaffirmer sa volonté de défendre un processus académique fondé sur les règles et le mérite, tout en appelant à l’apaisement autour d’un dossier qui continue de susciter des réactions au sein de la communauté estudiantine.
Axel KONE