|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
La cérémonie s’est ouverte par les propos du nouveau Directeur de la Répartition, Dr Ehouman K. Maxime. Il avait à ses côtés le chef du département de la Répartition, M. Yobouet Lasme. Il a insisté sur la volonté de l’Institution d’assurer un partage juste des droits collectés, tout en renforçant la confiance entre la maison des auteurs et ses membres.
Plusieurs catégories concernées
La répartition du 15 septembre 2025 a porté sur plusieurs catégories à savoir les droits classiques, comprenant les droits de reproduction mécanique (DRM), les séances occasionnelles (SO) et les sonneries téléphoniques (CRBT) ; les droits radios, couvrant aussi bien les radios commerciales, non-commerciales, confessionnelles que communautaires ; les droits en attente de déclaration, relatifs aux œuvres audiovisuelles, littéraires, dramatiques, visuelles et musicales issues de compléments de déclaration antérieurs.
Du côté des catégories d’arts, la musique se taille la part belle, à travers les droits classiques et radiophoniques. Mais toutes les disciplines sont représentées pour les œuvres en attente de régularisation.
La répartition a pris en compte plusieurs périodes de référence. Il s’agit des DRM et SO (avril, mai et juin 2025) ; des CRBT (février à avril 2025) pour Orange, décembre 2024 pour MTN, mai à décembre 2024 pour Moov Africa ; des droits radios (l’ensemble de l’année 2024). Ce découpage témoigne d’une volonté d’intégrer, de manière progressive et continue, l’ensemble des redevances dues aux auteurs et aux artistes.
Selon Dr Ehouman K. Maxime les montants mis en répartition traduisent l’ampleur des efforts de collecte avec pour les droits classiques 149 769 161 F CFA ; les droits radios 20 857 500 F CFA ; les droits en attente 183 543 836 F CFA. Soit un total général de 354 170 497 F CFA, dont 233 875 205 F CFA pour les droits d’auteur et 120 295 292 F CFA pour les droits voisins. Ces chiffres, a-t-il fait remarquer, confirment la vitalité du secteur et l’importance croissante de la gestion collective dans l’écosystème culturel national.
Près de 5 000 bénéficiaires
La répartition du 15 septembre 2025 concerne 4 980 bénéficiaires, soit près de la moitié des 10 020 sociétaires. Selon Dr Ehouman, la répartition par tranches illustre la diversité des revenus perçus à savoir, plus de 1 million F CFA (90 bénéficiaires) ; entre 500 000 et 1 million (77 bénéficiaires) ; entre 250 000 et 500 000 (130 bénéficiaires) ; entre 100 000 et 250 000 : 162 bénéficiaires ; et une majorité de 4 200 bénéficiaires percevant entre 1 et 20 000 F CFA.
La dimension genre a également été mise en avant : 3 992 hommes (80,13 %) et 988 femmes (19,87 %) figurent parmi les ayants droit. Il faut noter que 516 bénéficiaires (11,79 %) ont reçu un montant équivalent au SMIG. Cette répartition témoigne d’une volonté affirmée : garantir la régularité des paiements, élargir la couverture aux différents modes d’exploitation des œuvres et assurer une meilleure représentativité des créateurs.
En conclusion, le Dr Ehouman K. Maxime a rappelé que « la confiance entre les auteurs et l’institution repose sur la transparence et la constance dans la redistribution ». Un message qui trouve un écho particulier auprès des bénéficiaires, soucieux de voir leurs droits respectés et valorisés.
Il faut signaler qu’avec plus de 354 millions FCFA redistribués et près de 5 000 créateurs bénéficiaires, la répartition du 15 septembre 2025 s’inscrit comme un jalon essentiel dans la reconnaissance du travail des artistes et auteurs ivoiriens.
E.KOUAKOU