La Commission Électorale Indépendante (CEI) a réagi ce mercredi au communiqué du Mouvement des Générations Capables (MGC), qui accusait l’institution d’un manque de transparence pour n’avoir pas rendu public le décret convoquant les électeurs pour les élections législatives prévues le 27 décembre 2025. Dans sa réponse officielle, la CEI rejette ces accusations qu’elle juge « infondées » et affirme que le texte a bien été publié au Journal officiel de la République de Côte d’Ivoire.
Un communiqué jugé « injustifié »
Dans un communiqué signé du secrétaire permanent Kouamé Adjoumani Pierre, la CEI se dit « étonnée » des propos tenus par le MGC le 11 novembre, estimant qu’ils « tendent à jeter le discrédit » sur elle et sur le processus électoral.
L’institution rappelle que la publication des textes législatifs et réglementaires, notamment les décrets électoraux, ne relève pas de sa compétence, mais des services du Journal officiel.
Elle précise en outre que le Décret n°2025-656 du 30 juillet 2025, qui convoque les collèges électoraux pour les élections des députés à l’Assemblée nationale, a été publié depuis le 18 août 2025. Ce texte figure, selon la CEI, « aux pages 3 et 4 du Journal officiel de la République de Côte d’Ivoire ».
Des réunions d’information déjà tenues
Pour appuyer ses explications, la Commission indique avoir largement communiqué sur la date du 27 décembre 2025 à travers ses différents canaux officiels, mais aussi lors de séances d’échanges avec les partis politiques et les potentiels candidats. Ces rencontres se sont tenues, selon le communiqué, les 14 août et 30 octobre 2025 à l’Espace Latrille Events à Abidjan. La CEI affirme que les représentants de partis et groupements politiques, « dont le MGC », ont participé à ces réunions et « ont reçu copie du décret de convocation » lors de celle du 30 octobre.
Cette mise au point intervient 24 heures après la sortie du MGC, qui estimait qu’aucune trace du décret n’était accessible ni sur le site de la CEI, ni sur les plateformes gouvernementales, ni au Journal officiel. Le mouvement, fondé par Simone Ehivet Gbagbo, y voyait une atteinte au principe de transparence et au droit d’accès à l’information publique.
En réponse, la CEI soutient que ces accusations sont « sans fondement » et que les vérifications avancées par le MGC résultent d’un manque de rigueur. L’institution invite par ailleurs le mouvement à « faire preuve de plus de retenue et de responsabilité » dans ses communications futures, afin d’éviter la diffusion « d’informations fausses » susceptibles d’alimenter la méfiance envers le processus électoral.
J.F.PAGNI