Alors que les circonstances réelles de la mort de l’agent des Douanes restent encore à être élucidé par les enquêtes ouvertes, deux versions émanant de deux députés du RHDP s’entrechoquent sur la Toile. Tout est parti d’une déclaration de l’honorable Naya Jarvis, députée de Gohitafla. Dans sa version des faits relayée sur sa page Facebook, la jeune députée rapporte que le décès de Coulibaly Lamtou serait la conséquence de la bagarre qu’il a eue avec les syndicalistes de la gare des taxis de Yamoussoukro.
« La mort tragique de notre compatriote et agent des douanes, le sous-chef Coulibaly Lamtou Aimé, fauché en pleine vie à Yamoussoukro à la suite d’une violente altercation avec des acteurs du transport, est un drame de trop qui révolte et attriste toute la Nation », a posté la députée de Gohitafla, appelant à des mesures drastiques pour mettre fin au fléau. « Dans un État de droit, la loi du plus fort, l’incivisme et la violence ne sauraient en aucun cas dicter leur loi. Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière le problème récurrent et alarmant des « gnambros », dont les agissements et les dérives ont par le passé déjà coûté la vie à d’autres concitoyens », a-t-elle déploré.
Cette sortie de l’honorable Naya Jarvis n’a pas laissé indifférent son collègue député et cadre du RHDP de la région des lacs. Dans sa réplique posté, l’honorable Ouattara Yaya rejette formellement l’idée selon laquelle le décès serait survenu à la suite de la bagarre ayant opposé le fonctionnaire des douanes aux syndicalistes de la gare de taxis. « Sauf votre respect, les faits ne se sont pas déroulés comme vous les rapportez », a recadré le député de Yamoussoukro. Précisant que « certes, il y a eu une bagarre. Cependant, il est important de préciser que la victime n’est pas décédée des suites de cette bagarre ».
Dans son récit, le colistier du ministre Souleymane Diarrassouba lors des législatives à Yamoussoukro explique qu’après la bagarre, la victime a été transportée à l’hôpital Moscati de Yamoussoukro. « Le registre de l’hôpital peut en faire foi », laisse-t-il entendre. C’est par la suite, dans des circonstances qui restent à éclaircir, « que son corps a été repêché dans le lac jouxtant l’hôpital », poursuit-il.
« Au regard des images de la bagarre, on peut comprendre l’émotion et l’amertume ressenties au sein de l’opinion ivoirienne. Toutefois, il est de notre responsabilité de nous en tenir aux faits et de laisser les enquêtes établir les circonstances exactes de ce drame », a-t-il recadré.
E.KOUAKOU