Candidat à sa propre succession, le dirigeant dévoilera officiellement les contours de son projet ce mercredi 2 septembre, lors de la cérémonie de lancement de sa campagne au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à Cocody. Pour les quatre prochaines années, il entend placer sa candidature sous le signe de la continuité, mais aussi de la consolidation des réformes engagées depuis son arrivée à la tête de la Fif. Le slogan choisi pour cette campagne donne le ton : « Transformer pour durer 2026-2030 ».
Derrière cette formule, Yacine Idriss Diallo veut faire du second mandat la phase de consolidation des changements engagés depuis son arrivée à la tête de la Fif. Le premier mandat aurait permis, selon son projet, de poser les fondations. Le prochain devra désormais les renforcer et surtout inscrire les réformes dans le temps. Le message est aussi politique. Le président sortant cherche à convaincre que la transformation du football ivoirien ne peut se limiter à des actions ponctuelles ou à des résultats immédiats. Elle doit, selon lui, s’appuyer sur des structures solides, une organisation plus performante et des compétences capables de porter durablement les ambitions de la discipline.
Dans cette perspective, le développement des compétences occupe une place importante. La modernisation du football ne repose pas uniquement sur les infrastructures ou les moyens financiers. Elle dépend également de la capacité des dirigeants, techniciens, administrateurs, arbitres et formateurs à accompagner les mutations du football moderne. C’est sur cette dimension que le candidat entend notamment concentrer ses efforts au cours des quatre prochaines années. L’ambition affichée est de consolider un véritable écosystème du football, capable de soutenir les clubs et les différentes composantes de la discipline sur le long terme.
Une tournée pour convaincre
Mais avant le verdict des urnes, place au terrain. Après le lancement officiel de sa campagne à Abidjan, Yacine Idriss Diallo et son équipe partiront à la rencontre des acteurs du football à travers plusieurs régions du pays.Abengourou, Korhogo, Bouaké, Gagnoa et Yamoussoukro sont annoncées parmi les étapes de cette tournée nationale. Objectif : présenter le projet, défendre le bilan du premier mandat et surtout échanger directement avec les dirigeants appelés à voter.Car si le président sortant est, à ce stade, le seul candidat en lice, l’élection n’en demeure pas moins un exercice de mobilisation. Chaque voix compte et l’adhésion des présidents de clubs et des différentes composantes de la famille du football constituera l’un des enjeux de cette dernière ligne droite.Derrière la candidature de Yacine Idriss Diallo se joue donc une question plus large : quelle direction pour le football ivoirien au cours des quatre prochaines années ?
Le président sortant mise sur la continuité, mais une continuité qu’il veut présenter comme dynamique. Poursuivre les chantiers engagés, corriger les insuffisances et ouvrir de nouvelles perspectives : telle est la ligne défendue par son équipe. Le scrutin du 12 septembre à Yamoussoukro devra ainsi confirmer ou non l’adhésion de la famille du football à cette trajectoire.
Eric KOUAKOU