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Au cœur de cette tempête, un Comité de Stabilisation, soutenu par le Comité National Olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV), s’oppose à sa gouvernance. Lors de cette rencontre avec la presse, Serge Yvon Vremen n’a pas mâché ses mots : selon lui, le véritable instigateur de cette crise est le CNO-CIV lui-même.
La crise éclate peu après la réélection de Vremen en octobre 2023. Son mandat, le troisième consécutif, devait permettre à la FINS de poursuivre son développement dans un contexte international où les compétitions de natation prennent de plus en plus d’importance pour les athlètes ivoiriens. Cependant, dès les premières semaines suivant sa réélection, Vremen se retrouve confronté à une fronde soutenue par certains acteurs du milieu sportif, orchestrée, selon ses dires, par le CNO-CIV.
Le 20 février 2024, la FINS reçoit une notification officielle de la part du CNO-CIV par voie de « soit transmis », annonçant la création d’un Comité de Stabilisation. Cette démarche s’appuie sur une correspondance émanant de la Fédération Internationale de Natation (FINA) datée du 17 janvier 2024. Ce comité est perçu par Vremen et ses partisans comme une tentative de renversement de sa légitimité en tant que président de la FINS.

Un Comité de stabilisation controversé

Le Comité de Stabilisation mis en place par le CNO-CIV se présente comme une solution à une supposée « crise interne » au sein de la FINS. Selon le CNO-CIV, cette instance provisoire a pour mission de ramener l’ordre dans une fédération qui serait marquée par des dysfonctionnements. Toutefois, Serge Yvon Vremen rejette fermement cette narrative. Lors de la conférence de presse, il a dénoncé ce comité, qualifiant son existence d’« illégitime » et d’« ingérence flagrante » dans les affaires internes de la FINS.
« Il n’y a jamais eu de crise interne à la Fédération Ivoirienne de Natation », a déclaré Vremen avec assurance. Pour lui, ce Comité de Stabilisation est une création du CNO-CIV dans le but de fragiliser son mandat et de s’ingérer dans la gestion de la natation ivoirienne, ce qui contrevient, selon lui, aux principes d’autonomie des fédérations sportives.
Cette querelle a profondément détérioré les relations entre la FINS et le CNO-CIV. Serge Yvon Vremen a critiqué le rôle que joue l’instance olympique ivoirienne dans cette affaire, l’accusant de dépasser ses prérogatives. « Le CNO-CIV ne respecte pas les textes régissant les fédérations », a-t-il martelé. Il accuse également cette structure d’avoir utilisé son influence auprès de la Fédération Internationale de Natation pour justifier la mise en place du Comité de Stabilisation.
M. Vremen a également pointé du doigt ce qu’il considère être une « manipulation » de l’opinion publique. Selon lui, le CNO-CIV chercherait à discréditer son équipe dirigeante en semant la confusion autour de la gestion de la fédération, alors que la natation ivoirienne, d’après lui, aurait connu des progrès sous sa présidence.
La crise qui secoue actuellement la FINS laisse présager des répercussions importantes pour l’avenir de la natation en Côte d’Ivoire. Les acteurs du milieu sportif observent avec attention cette confrontation qui pourrait impacter la préparation des athlètes ivoiriens pour les compétitions internationales à venir, notamment les Jeux Olympiques de 2024.
Pour Serge Yvon Vremen, la priorité reste la stabilité de la FINS et la défense de son mandat. « Je continuerai de défendre la souveraineté de notre fédération et de protéger les intérêts des athlètes », a-t-il conclu lors de la conférence de presse, appelant à une résolution rapide de ce conflit qui, selon lui, nuit à l’image du sport en Côte d’Ivoire.
La prochaine étape de cette crise dépendra probablement des réactions des instances internationales et du CNO-CIV. D’ici là, la Fédération Ivoirienne de Natation reste dans une impasse, entre querelles internes et tensions institutionnelles.

Axel KONE

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