Selon le Ppa-Ci, « la quasi-totalité » des personnes citées dans le communiqué publié par le camp d’Ahoua Don Mello n’occupaient plus de fonctions de responsabilité au sein du parti de Laurent Gbagbo au moment de leur départ. Le communiqué du Ppa-Ci précise qu’elles avaient, pour la plupart, été successivement révoquées de leurs fonctions puis suspendues pour manquement à la discipline interne, avant de choisir de quitter librement le parti. « On ne peut quitter une fonction que l’on n’exerce plus », a souligné Me Habiba Touré, sans préciser pour autant quels sont ceux des démissionnaires qui n’étaient pas sanctionnés et qui occupaient toujours un poste de responsabilité au sein du Ppa-Ci avant leur départ.
Elle a, par ailleurs, rappelé l’attachement du Ppa-Ci au pluralisme politique et au respect de la liberté d’engagement. Selon cette dernière, le Ppa-Ci ne conteste à personne le droit de rejoindre une autre formation politique. En revanche, le Ppa-Ci n’apprécie pas nécessairement les opérations de communication du camp Ahoua Don Mello. « Les Ivoiriennes et les Ivoiriens jugeront les formations politiques non pas à l’effet de leurs déclarations, mais à la solidité de leur projet, à la cohérence de leur action et au respect de la vérité des faits. Les opérations de communication, aussi spectaculaires soient-elles, ne sauraient s’y substituer », a lâché Me Habiba Touré.
La juriste a indiqué que le Ppa-Ci poursuit la mise en œuvre des résolutions issues de son dernier congrès, le renouvellement de ses instances dirigeantes et le renforcement de son implantation sur l’ensemble du territoire national. L’ambition du Ppa-Ci : demeurer une alternative politique crédible en Côte d’Ivoire, en vue de l’élection présidentielle d’octobre 2030.
E.KOUAKOU