De l’Allemagne au Qatar, en passant par le Brésil et l’Afrique du Sud, il accompagne inlassablement les fans dans toutes leurs aventures mondiales. À Houston, lors de cette Coupe du monde 2026, l’emblématique véhicule a une nouvelle fois ouvert la voie vers le Nrg Stadium, à des milliers de supporters réunis derrière leur équipe nationale.
La petite inquiétude survenue quelques jours plus tôt est déjà oubliée. Le mythique véhicule poursuit sa route aux côtés des supporters des Pays-Bas à travers le monde. La Coupe du monde 2026 constitue sa cinquième aventure mondiale après l’Allemagne en 2006, l’Afrique du Sud en 2010, le Brésil en 2014 et le Qatar en 2022. À son volant se trouve toujours Frans Peeters, gardien d’une tradition devenue incontournable. « Partout où nous allons, il y a des chants, des danses et des éclats de rire », confie-t-il avec fierté, à Fifa.com.
L’histoire du bus remonte à l’Euro 2004. À l’époque, un groupe de passionnés de football rachète un ancien bus britannique et le repeint aux couleurs nationales. Ce qui n’était au départ qu’une initiative entre amis s’est progressivement transformé en une véritable institution du « supportérisme » néerlandais. Au fil des années, véritable porte-bonheur du football néerlandais, ce véhicule atypique a parcouru plus de 70 000 kilomètres par voie maritime et plusieurs dizaines de milliers d’autres sur les routes du monde. Selon ses promoteurs, plus de 450 000 supporters ont pris part à plus de 60 marches organisées autour du célèbre bus.
Mais pour Frans Peeters, l’aventure dépasse largement le cadre sportif. Son souvenir le plus marquant remonte à l’Euro 2012 en Ukraine. « Au début, les habitants étaient plutôt réservés. Puis, au fil des jours, ils ont commencé à défiler avec nous vers le stade en chantant et en dansant », raconte-t-il. Une scène qui résume parfaitement la mission du bus orange : créer des liens, rapprocher les peuples et faire tomber les barrières culturelles. « Nous sommes le douzième joueur de notre équipe. Pour le meilleur et pour le pire », conclut-il.
A.KONE