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Cette célébration se veut un creuset pour célébrer et préserver les identités culturelles africaines, tout en favorisant l’unité, a offert une vitrine éclatante de la richesse et de la diversité culturelles du continent africain, sous le thème inspirant de « Jeunesse et Culture ». Des milliers de participants venus des pays de l’Afrique de l’Ouest, arborant de belles tenues traditionnelles ont répondu massivement présents.
A l’occasion, le Premier ministre, Ministre des Sports et du Cadre de Vie, Robert Beugré Mambé, a vanté les mérites des valeurs traditionnelles africaines à enseigner au monde entier. « Je voudrais que l’Afrique donne au monde entier les leçons de vie cachées dans les profondeurs de nos traditions », a-t-il exhorté, avant de rappeler que tous les grands sages, grecs, romains et occidentaux en général, ont d’abord été formés en Égypte (en Afrique). « C’est l’Afrique traditionnelle qui les a formés avant qu’ils n’éclosent dans leurs pays respectifs. Il faut donc que par la tradition nous allions chercher dans les profondeurs de notre intelligence les vraies valeurs humaines que Dieu y a cachées », a affirmé Beugré Mambé en présence du maire de Treichville, François Amichia.
Le Premier ministre a souligné le rôle fondamental de la culture dans la construction de l’identité et de la cohésion sociale. Il a souhaité que l’Afrique donne au monde entier la leçon de vie cachée dans les profondeurs de ses traditions. M. Mambé a également appelé les chefs traditionnels à prier pour la paix en Côte d’Ivoire et dans la région de la Cedeao, rappelant que l’unité était essentielle pour la prospérité du continent. « La culture donne à chaque homme son identité parce que la culture décrit, expose et trace le passé, le présent et l’avenir de chaque homme, parce que la culture aussi permet de préparer l’avenir. Il faut donc que par la tradition, nous allions chercher dans les profondeurs de notre intelligence les vraies valeurs humaines que Dieu a cachées là », a-t-il insisté.
Aussi, le Premier ministre a exhorté les parents à enseigner aux enfants les valeurs qui fondent la société africaine. Notamment le respect des aînés, des chefs traditionnels, des chefs religieux, de la vie humaine, et surtout le respect pour les parents et un amour profond pour les parents. « Parce qu’en Afrique, le père et la mère sont les biens les plus précieux que Dieu donne à chaque enfant, qu’ils soient riches ou pauvres. La première bénédiction d’un enfant c’est d’aimer, son père et sa mère. De là, Dieu ouvre toutes les portes », a-t-il expliqué.
Auparavant, Assalé Catherine, la représentante de la Reine Mère Nana Kyeremaa Abrafi Koto, a salué l’engagement du gouvernement pour la promotion du Fena, soulignant que ce festival symbolise l’unité, la cohésion et la richesse du patrimoine culturel africain. Elle a plaidé pour une plus grande valorisation de la culture traditionnelle dans la société, notamment à travers l’inclusion de l’enseignement de la culture et des traditions dans les écoles et l’adoption de tenues traditionnelles dans les administrations publiques et privées. « Je lance un appel aux autorités pour qu’un jour dans la semaine, tous les Ivoiriens portent fièrement leurs tenues traditionnelles pour rendre hommage à nos racines », a-t-elle déclaré.
Mme Assalé a plaidé pour des élections présidentielles apaisées en 2025 et insisté sur l’importance de maintenir la paix et la stabilité pour assurer l’avenir du pays. Convaincue que la culture est porteuse de valeurs autour de la cohésion et du vivre ensemble et un vecteur qui impose de prendre en compte les aspirations des jeunes, la ministre Françoise Remarck a assuré de l’engagement de son ministère « à valoriser nos identités multiples et à les inscrire dans le grand récit de l’Unité africaine ».
La journée a débuté par une parade majestueuse, où le Roi et les chefs coutumiers des Brong, peuple invité d’honneur, vêtus de leurs habits les plus somptueux, ont défilé dans une ambiance à la fois solennelle et festive. Les danses traditionnelles ont fait écho aux rythmes ancestraux, avec des performances remarquables telles que la danse Adwa (Brong) et la danse Fatchué chez les Atchan, illustrant l’authenticité des cultures ivoiriennes.
Le Fena 2024 a connu un grand succès, non seulement en tant que célébration des cultures africaines, mais aussi comme un puissant vecteur de message pour l’unité et la solidarité entre les peuples de la sous-région.
JF.PAGNI