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Plus de 75 participants composés d’étudiants, entraîneurs, agents de contrôle antidopage (Acd) et escortes ont pris part à cet atelier organisé en partenariat avec l’Organisation nationale antidopage de Côte d’Ivoire (Onad-Ci).
L’atelier a été animé par Émile Essan N’Goran, expert international en contrôle antidopage et membre de la Commission nationale de lutte antidopage (Cnlad). Pour lui, le dopage dépasse la simple présence de substances illicites dans l’organisme. « Désormais, une violation des règles antidopage peut suffire à entraîner une sanction. Par exemple, un athlète absent à trois contrôles de localisation dans l’année est suspendu, même sans test positif », a-t-il expliqué. M. N’goran a également rappelé les véritables leviers de la performance, préparation physique, rigueur à l’entraînement, hygiène de vie et discipline.
L’approche se voulant interactive et pédagogique, un questionnaire a été remis aux participants pour évaluer leurs connaissances en la matière. « La lutte antidopage n’est pas seulement une affaire de sanctions, c’est avant tout une question d’éducation. Nous voulons former des athlètes responsables, conscients que leur santé est leur premier capital », a insisté la professeure Aïssata Diakité, présidente de l’Onad-Ci.
Le président de la Fia, Jeannot Kouamé Kouadio, a salué le soutien de l’expert international en contrôle antidopage et l’appui de l’Onad-Ci. Il a souligné que cela permettra aux athlètes d’éviter des suspensions souvent liées à un manque d’information. « Le dopage prend de l’ampleur. Avec cette sensibilisation, nous voulons offrir aux athlètes les connaissances nécessaires pour pratiquer leur sport dans un environnement sain », a-t-il indiqué.
Encadreurs et athlètes présents ont apprécié l’atelier. Anne Koné, encadreur à la Ligue de Bouaké, a reconnu avoir découvert de nouvelles règles. « Je ne savais pas, par exemple, qu’une transfusion avant une compétition est interdite, ou qu’un athlète absent à trois contrôles peut être suspendu », a-t-elle confié. L’athlète internationale Aude Bogui a ajouté que cet atelier enrichissant leur a permis d’apprendre « beaucoup de choses » qu’ils ignoraient sur le dopage. La Fia et l’Onad-Ci espèrent avec ce type de formations, bâtir une nouvelle génération d’athlètes mieux informés, capables de préserver leur santé et leur carrière, loin des pratiques dopantes.
E.KOUAKOU