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Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la recrudescence des menaces épidémiques en Afrique de l’Ouest. Les biobanques, en tant qu’infrastructures de conservation et de gestion d’échantillons biologiques, jouent un rôle déterminant dans la recherche scientifique, la surveillance des pathogènes et la riposte rapide aux crises sanitaires.
Au cœur de cette mission figure le Centre de ressources biologiques (CeReB), également appelé biobanque CEDEAO, dirigé par Dr Cissé Souleymane. Cette plateforme, rattachée au Centre d’Études des Pathogènes à Risques Infectieux Sévères (CEPRIS), ambitionne de devenir un pôle d’excellence en matière de biobanking dans la sous-région.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le directeur de l’IPCI, Prof. Meité Syndou, a salué une initiative majeure, en cohérence avec la dynamique d’accréditation des laboratoires engagée depuis 2024. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif des États membres, soulignant que le développement d’une telle infrastructure ne peut reposer sur un seul pays.
De son côté, le chef de mission, Dr Papa Alassane Diaw, a mis en avant l’importance de cet audit pour renforcer la crédibilité de la biobanque. Selon lui, l’obtention de l’accréditation selon la norme internationale ISO 20387, dédiée au biobanking, permettra de consolider la confiance des partenaires techniques et financiers, tout en favorisant le développement de la recherche régionale.
Même son de cloche du côté de Dr Diarrassouba Mamadou, directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO. Il a rappelé que cette démarche s’inscrit dans une synergie d’actions entre la CEDEAO, Organisation Ouest-Africaine de la Santé et le programme PROALAB, visant à renforcer les capacités des laboratoires en Afrique de l’Ouest.
Au-delà de l’évaluation technique, cet audit marque une volonté politique forte : celle de doter la sous-région d’outils performants pour anticiper, surveiller et répondre efficacement aux défis sanitaires. En positionnant la biobanque ivoirienne comme une plateforme de référence, la CEDEAO et la Côte d’Ivoire entendent mutualiser les ressources et renforcer la résilience collective.
Une ambition qui, à terme, pourrait faire de la biobanque un véritable levier de développement scientifique et sanitaire pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Axel KONE